Des indépendants et des anti-corruption manifesteront ensemble samedi à Tel Aviv
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Des indépendants et des anti-corruption manifesteront ensemble samedi à Tel Aviv

Les deux mouvements de protestation en cours vont fusionner pour une manifestation organisée dans un parc limité à 8 000 personnes, dans la crainte d'une propagation du virus

Des Israéliens protestent sur la place Rabin de Tel Aviv contre la politique économique du gouvernement pendant la pandémie de coronavirus, le 11 juillet 2020. (Jack Guez/AFP)
Des Israéliens protestent sur la place Rabin de Tel Aviv contre la politique économique du gouvernement pendant la pandémie de coronavirus, le 11 juillet 2020. (Jack Guez/AFP)

Plusieurs organisations représentant les travailleurs indépendants ont annoncé jeudi qu’elles se joindraient aux manifestants du « Drapeau noir », qui protestent contre la corruption au sein du gouvernement, à l’occasion d’un rassemblement à Tel Aviv ce week-end.

Le groupe de coordination des travailleurs indépendants, qui comprend des organisations pour les personnes travaillant dans les industries du tourisme, du transport et de la culture, s’est surnommé le « Cabinet de l’espoir ».

Le rassemblement de samedi soir aura lieu au parc Charles Clore, sur le front de mer de Tel Aviv.

Le groupe a tenté de programmer sa manifestation sur la place Rabin, plus centrale, mais la police a opposé son veto à un grand rassemblement sur le site par crainte de la propagation du virus, a rapporté le site d’information Ynet. Au moins un manifestant qui a assisté à une mobilisation très dense sur la place samedi a été diagnostiqué plus tard infecté par le coronavirus.

Le groupe de travailleurs indépendants avait prévu de faire appel de la décision, mais a finalement décidé de se joindre aux manifestants anti-corruption, qui avaient déjà reçu l’autorisation de manifester, a rapporté Haaretz. La police a approuvé la manifestation dans le parc à condition que les participants respectent la réglementation relative au virus et que le nombre de personnes présentes reste inférieur à 8 000.

Plusieurs autres groupes, y compris des organisations représentant les secteurs de la restauration et de la vie nocturne, ont indiqué qu’ils n’y participeraient pas parce qu’ils avaient ouvert un dialogue avec le bureau du Premier ministre, d’après Ynet.

Les organisateurs de la manifestation, qui travaillent à leur compte, avaient auparavant cherché à rester apolitiques, en interdisant aux orateurs partisans de participer à leur rassemblement du week-end dernier, et auraient demandé aux participants portant des t-shirts anti-Netanyahu de partir.

Des agents de la police des frontières affrontent des manifestants lors d’une manifestation contre le Premier ministre Benjamin Netanyahu devant sa résidence à Jérusalem, le 14 juillet 2020. (Yonatan sindel/FLASH90)

Dotan Sofer, l’un des organisateurs de l’événement à venir, a expliqué jeudi lors d’une conférence de presse : « Nous sommes ici à cause de la négligence et de l’échec. En raison de la terrible politique de l’État d’Israël qui n’a pas sauvé les travailleurs indépendants ni contenu la pandémie. »

« Personne n’assume la responsabilité de l’État d’Israël et de ses citoyens, et nous avons perdu la foi », a dénoncé Dotan Sofer.

Liz Azoulai, une autre membre du « Cabinet de l’espoir », a déclaré lors de la réunion : « Nous allons rester là et crier pour les chômeurs qu’on a laissés sans avenir. »

« Il y a ceux qui essaient de les faire taire et de ne pas les laisser protester contre le gouvernement, qui les plonge dans la pauvreté et la maladie », a-t-elle déploré.

Les manifestations dites du Drapeau noir sont un mouvement permanent contre le Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui est jugé dans une série d’affaires de corruption.

Des rassemblements ont eu lieu régulièrement dans tout le pays, les manifestants brandissant des pancartes portant l’inscription « ministre du crime » et demandant sa démission.

Le chef du gouvernement est accusé de fraude et d’abus de confiance dans trois affaires distinctes, ainsi que de corruption dans l’une d’entre elles.

Il nie avoir commis des actes répréhensibles et affirme que ces accusations faisaient partie d’un effort de ses opposants politiques, des médias, des forces de l’ordre et des procureurs visant à le démettre de ses fonctions.

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