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Des oulémas marocains veulent « déconstruire » le discours jihadiste

Pour lutter contre l'extrémisme, il est nécessaire d'adopter une "approche intégrée, avec un travail sécuritaire, ainsi qu'à l'école et dans les médias"

Menaces perpétrées de l’autre côté de la frontière dans une vidéo diffusée par un Etat islamique affilié au plateau du Golan syrien le 3 septembre 2016. (Crédit : capture d'écran YouTube)
Menaces perpétrées de l’autre côté de la frontière dans une vidéo diffusée par un Etat islamique affilié au plateau du Golan syrien le 3 septembre 2016. (Crédit : capture d'écran YouTube)

Une des principales organisations d’oulémas au Maroc a annoncé mardi avoir rendu public une série d’études pour « déconstruire » le discours de haine et de violence des extrémistes musulmans, comme le groupe jihadiste Etat islamique (EI).

Ces « cahiers scientifiques » ont été mis en ligne lundi par la Ligue Mohammedia des oulémas sur son site internet, a indiqué à l’AFP le secrétaire général de cette institution publique, Mohammed Abbadi.

« Il est nécessaire de comprendre et d’analyser le discours de l’Etat islamique, qui instrumentalise le Coran et la sunna, et s’articule autour des idéaux de l’unité du califat (…) Ainsi nous pourrons mieux déconstruire ce discours », a-t-il souligné.

L’EI a déclaré en juin 2014 un « califat », un régime politique disparu il y a près d’un siècle, sur les vastes régions dont il s’était emparé en Syrie et en Irak.

Pour lutter contre l’extrémisme, M. Abbadi a insisté sur la nécessité d’une « approche intégrée, avec un travail sécuritaire, ainsi qu’à l’école et dans les médias ».

Le Maroc s’est fait le chantre d’un islam tolérant et modéré, se présentant comme le maillon fort de la lutte contre le jihadisme.

Le pays a été épargné par des attaques meurtrières depuis avril 2011 lorsqu’un attentat à la bombe à Marrakech avait fait 17 morts.

Les autorités annoncent régulièrement le démantèlement de cellules liées à l’EI et l’arrestation de recruteurs présumés pour le compte de ce groupe.

Avec la Tunisie, le Maroc est l’un des principaux pays d’où viennent les étrangers combattant en Irak et en Syrie. Ils seraient près de 3.000 Marocains à s’être rendus dans les zones du jihad, selon les estimations généralement avancées.

Avec la récente série de revers essuyés par l’EI dans ces pays, leur possible retour inquiète dans leur pays d’origine.

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