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Des pro-palestiniens portent plainte contre Volker Beck qui soutient Tsahal à Gaza

Les accusations d'incitation à la haine portées contre l'ex-membre du Bundestag ont été déposées par des groupes de solidarité avec les Palestiniens

Le député allemand Volker Beck. (Crédit : Mathias Schindler/CC BY-SA/Wikipedia)
Le député allemand Volker Beck. (Crédit : Mathias Schindler/CC BY-SA/Wikipedia)

Des activistes pro-palestiniens ont porté plainte vendredi contre un homme politique allemand, soupçonné d’incitation à la haine et de négation des crimes de guerre commis par Israël dans la bande de Gaza.

Les accusations portées contre Volker Beck, ancien membre du Bundestag – le Parlement allemand – et président de la Société germano-israélienne, ont été déposées par les groupes pro-palestiniens Palestine Speaks et Jewish Voice for Just Peace in the Middle East.

« C’est la première étape pour que les personnalités qui font publiquement des déclarations génocidaires soient tenues légalement responsables », a écrit le groupe sur son compte Instagram.

Les accusations, déposées auprès de cinq bureaux de procureur à travers l’Allemagne, citent les déclarations de Beck sur les réseaux sociaux, dans des articles d’opinion et des interviews dans les médias dans lesquels il a exprimé son soutien à l’opération militaire d’Israël à Gaza, appelant à conditionner l’aide humanitaire à la libération des otages israéliens par le groupe terroriste palestinien du Hamas.

Beck a rejeté ces affirmations en les qualifiant « d’absurdités ».

« Il n’y a pas de génocide à Gaza et je ne prône pas le génocide », a-t-il déclaré à Reuters, ajoutant qu’il avait porté plainte contre les groupes pour diffamation.

« Ces personnes ont une relation perturbée avec l’État de droit si elles croient que de nombreuses plaintes mènent à davantage d’enquêtes. »

L’Allemagne a fermement défendu le droit d’Israël à se défendre depuis les attaques du Hamas le 7 octobre, soulignant son devoir de se tenir aux côtés du pays en expiation de la Shoah, qui a coûté la vie à six millions de Juifs.

Berlin a adopté une position plus critique à l’égard de son allié au fur et à mesure que le nombre de victimes civiles palestiniennes a augmenté, soulignant la nécessité pour Israël d’adhérer au droit international.

Le mois dernier, la Cour internationale de justice (CIJ) a ordonné à Israël de prendre toutes les mesures en son pouvoir pour empêcher ses troupes de commettre un « génocide » contre les Palestiniens de Gaza, dans une affaire portée par l’Afrique du Sud.

Israël, qui a nié les allégations de « génocide », a déclaré que les accusations de Pretoria étaient « sans fondement » et constituaient une diffamation.

En debut de semaine, le président Isaac Herzog a également qualifié le procès intenté par l’Afrique du Sud contre Israël devant la CIJ de « diffamation antisémite » et de « honteuse bassesse » pour l’ordre établi après la Seconde Guerre mondiale.

L’équipe du Times of Israel et Lazar Berman ont contribué à cet article.

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