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Des soldats de la Brigade Givati accusés d’avoir craché sur un prêtre à Jérusalem

La police qui escortait les pèlerins lors de la procession de la fête de la Croix a arrêté deux militaires qui feront l'objet d'une sanction disciplinaire

Photo d'illustration : Des prêtres arméniens arrivent pour la messe du dimanche à l'église du saint sépulcre de Jérusalem, pendant ses travaux de rénovation, le 9 octobre 2016. (Crédit :  AP Photo/Oded Balilty)
Photo d'illustration : Des prêtres arméniens arrivent pour la messe du dimanche à l'église du saint sépulcre de Jérusalem, pendant ses travaux de rénovation, le 9 octobre 2016. (Crédit : AP Photo/Oded Balilty)

Des soldats de la Brigade Givati sont soupçonnés d’avoir craché en direction de l’archevêque de l’église arménienne et d’autres pèlerins au cours d’une procession qui a eu lieu, au début du mois, dans la Vieille Ville de Jérusalem, a fait savoir le quotidien Haaretz, dimanche.

C’est le dernier d’une série d’incidents portant sur un comportement controversé des militaires appartenant à cette unité d’infanterie au cours des toutes dernières semaines.

Selon l’article, deux soldats ont été immédiatement arrêtés par la police et trois militaires font actuellement l’objet d’une enquête de l’armée.

Tsahal a décidé que deux soldats écoperaient de sanctions disciplinaires pour leur « comportement irrespectueux ». Aucun détail n’a été donné concernant ce chef d’accusation.

Les responsables de l’église ont raconté qu’en date du 7 novembre, l’archevêque Sevan Gharibian, grand sacristain du patriarcat apostolique arménien à Jérusalem, était à la tête d’une procession, en compagnie d’autres responsables de l’église, pour marquer la fête de la Croix – un événement qui réunit aussi les pèlerins venus de l’étranger.

La procession est partie de l’église du Saint-Sépulcre et lorsqu’elle est arrivée au souk, elle est passée devant des soldats de la Brigade Givati qui auraient alors craché sur les participants et sur la croix qu’ils transportaient.

Photo d’illustration – des Chrétiens orthodoxes réunis dans l’église du Saint Sépulcre à Jérusalem, le 7 avril 2017. (Crédit : Nati Shohat/Flash90)

Le chancelier du patriarcat arménien de Jérusalem, Koryun Baghdasaryan, a confié à Haaretz que si l’église a déjà dû faire face à ce type de comportement de la part de Juifs religieux dans le passé, « c’est la première fois que des soldats nous crachent dessus, qu’ils crachent sur la croix et sur les prêtres qui étaient présents ».

« Ils étaient là et ils ont choisi d’exprimer leur haine de la croix et du christianisme », a-t-il déclaré.

La police israélienne, qui escortait la procession, a placé en détention les deux soldats. L’un d’entre eux a été libéré après avoir été interrogé.

L’un des deux militaires a affirmé qu’il avait craché au sol et qu’il ne l’avait pas fait en direction des pèlerins, selon l’article.

Les responsables de l’église ont porté plainte et au lendemain de l’incident, ils ont été convoqués pour faire une déclaration.

Haaretz a précisé que les investigations de la police étaient encore en cours.

L’armée a fait savoir dans une déclaration à Haaretz que « deux soldats qui étaient présents sur les lieux ont eu un comportement irrespectueux à l’égard des prêtres », sans donner d’autre détail.

« Les soldats ont été immédiatement convoqués à des fins d’enquête et, la semaine dernière, des investigations ont eu lieu sous l’autorité du commandant de la Brigade Givati. Dans les prochains jours, les soldats vont paraître devant une cour disciplinaire », a signalé Tsahal.

L’armée a également ajouté que « une recrue qui est passée devant une procession dirigée par des prêtres a craché au sol », notant que « cet incident n’est pas conforme aux valeurs défendues par Tsahal. »

Elle a indiqué que le soldat avait été placé en détention par la police immédiatement après l’incident et que le dossier ouvert à son encontre avait été clos dans la même journée.

Tsahal a récemment pris des mesures contre plusieurs soldats de la Brigade Givati qui ont été impliqués dans des incidents violents, en Cisjordanie.

Vendredi, deux des soldats de l’unité ont été suspendus après avoir agressé des militants d’extrême-gauche de Breaking the Silence à Hébron.

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