Deux courts-métrages israéliens en compétition au festival de Cannes
Rechercher

Deux courts-métrages israéliens en compétition au festival de Cannes

"Anna" et "Parparim" concourront pour la Palme d’or du court-métrage 2019

Journaliste

Le film « Anna » de Dekel Berenson. (Crédit photo : dekelberenson.com)
Le film « Anna » de Dekel Berenson. (Crédit photo : dekelberenson.com)

« Anna » de Dekel Berenson et « Parparim » (« Papillons ») de Yona Rozenkier sont deux des onze films en compétition dans la catégorie « courts-métrages » du 72e festival de Cannes, organisé du 14 au 25 mai 2019.

Ces deux œuvres et les neuf autres ont été sélectionnées parmi les 4 240 reçues par le jury, présidé par la scénariste française Claire Denis.

Les films en compétition viennent cette année d’Albanie, d’Argentine, des États-Unis, de France, de Finlande, de Grèce, de Suède, d’Ukraine et d’Israël.

Si « Parparim » de Yona Rozenkier est une œuvre exclusivement israélienne, « Anna » est une co-production anglaise, ukrainienne et israélienne.

Le film « Parparim » de Yona Rozenkier. (Crédit photo : ami-universite-telaviv.com)

Diplômé de l’école de cinéma et de télévision Steve Tisch de l’université de Tel Aviv, Yona Rozenkier a notamment réalisé « Un havre de paix » (« The Dive ») (2018) et « Khaya im kasda » (2011). Son long-métrage « The Dive » a obtenu quatre prix au dernier festival du film de Jérusalem et été projeté dans de nombreux festivals à travers le monde.

La dernière œuvre de Rozenkier, « Parparim », narre l’histoire d’une famille dont le père est malade. En route pour l’hôpital, le père, sa femme et leur fils se retrouvent pris dans un essaim de papillons migrateurs. A ce moment, le père et le fils comprennent qu’il s’agit pour eux de leur dernier voyage ensemble.

En ouverture de la Quinzaine des Réalisateurs, organisée en marge du Festival, un autre court-métrage de Rozenkier sera diffusé, réalisé dans le cadre d’un projet avec d’autres cinéastes étrangers.

Dekel Berenson, basé à Londres, est lui diplômé en relations internationales et a parcouru le monde en tant que militant des droits de l’homme et activiste écologiste. Il a réalisé les films « Ashmina » (2018) et « The Girls were doing nothing » (2016). Outre le cinéma, il gère le projet « Kindness 365 », dont le but est de faire de l’utilisateur « une personne plus sympathique et plus heureuse ».

Son film « Anna » narre un épisode de la vie d’une mère célibataire qui réside dans une petite ville industrielle de l’Ukraine déchirée par la guerre. Désespérée, elle participe avec sa fille mineure à une soirée organisée à l’adresse d’hommes étrangers qui parcourent le pays à la recherche de l’amour. Elle se retrouvera confrontée aux réalités de la vieillesse et devra faire face aux intentions sinistres des hommes présents.

Parmi les autres courts-métrages en compétition, on retrouve « White Echo » de l’Américaine Chloë Sevigny. Trois courts-métrages français ont également été sélectionnés : « Le Grand Saut » de Vanessa Dumont et Nicolas Davenel, « L’Heure de l’ours » de Agnès Patron et « The Van » de Erenik Beqiri.

Dans la catégorie « Cinéfondation 2019 », qui a sélectionné 17 courts-métrages et dans laquelle trois prix seront remis, on retrouve les films « Netek » de l’Israélien Yarden Lipshitz-Louz et « Ambience » du Palestinien Wisam Al-Jafari.

Aucun film israélien ne sera présent cette année à Cannes en sélection officielle. Néanmoins, le réalisateur palestinien Elia Suleiman y présentera son film « It must be heaven ». En 2002, il avait reçu le prix du jury pour « Intervention divine », une comédie dramatique sur la vie quotidienne dans les Territoires palestiniens.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...