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Deux Iraniens, dont un membre des Gardiens de la Révolution morts en « martyrs »

Deux professionnels dans le domaine de l'aérospatial sont morts dans deux incidents distincts alors qu'ils étaient en "mission" dans le centre du pays, selon les médias locaux

Les membres des Gardiens de la Révoluiton à une cérémonie célébrant le 40e anniversaire de la révolution islamique place Azadi à Téhéran, le 11 février 2019. (Crédit : AP/Vahid Salemi)
Les membres des Gardiens de la Révoluiton à une cérémonie célébrant le 40e anniversaire de la révolution islamique place Azadi à Téhéran, le 11 février 2019. (Crédit : AP/Vahid Salemi)

Deux professionnels dans le domaine de l’aérospatial, dont un membre des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de l’Iran, sont morts dans deux incidents distincts alors qu’ils étaient en « mission » dans le centre du pays, ont rapporté lundi les médias locaux.

Ali Kamani, membre de la division aérospatiale des Gardiens est mort « en martyr lors d’une mission dans la ville de Khomein », dans la province centrale de Markazi, a rapporté l’agence de presse Fars, citant un communiqué des Gardiens.

Dans un autre incident survenu dimanche dans la province de Semnan, à l’est de Téhéran, Mohammad Abdous, un membre du personnel aérospatial de 33 ans, est lui aussi décédé alors qu’il était en « mission », toujours selon Fars.

L’agence n’a pas donné plus de détails et n’a pas précisé les circonstances entourant la mort des hommes.

Il y a deux semaines, l’agence de presse officielle Irna avait annoncé qu’un commandant de la Force Qods, l’unité chargée des opérations extérieures au sein des Gardiens, le colonel Ali Esmaïlzadeh, est décédé « dans un accident à son domicile ».

Le 22 mai, le colonel des Gardiens Sayyad Khodaï, 50 ans, a été tué par balle par deux motards alors qu’il rentrait chez lui dans l’est de la capitale iranienne. Il a été touché de cinq balles, selon les médias officiels.

Membre de la Force Qods, il était « connu » en Syrie, pays en guerre où l’Iran aide militairement le régime de Bachar al-Assad, selon la télévision d’Etat iranienne.

Des personnes en deuil assistent à la cérémonie funéraire du colonel Hassan Sayyad Khodaï des Gardiens de la révolution iraniens, représenté sur l’affiche, qui a été tué dimanche, à Téhéran, en Iran, le mardi 24 mai 2022. (Crédit: AP Photo/Vahid Salemi)

Le chef du Corps des gardiens de la révolution islamique a imputé l’assassinat aux « sionistes » et a promis de se venger.

Dans le discours officiel iranien, le terme « sionistes » désignent les Israéliens, mais parfois aussi les pays et les individus qui soutiennent l’Etat d’Israël.

Un « responsable des services de renseignements américains », cité par le New York Times, a indiqué Israël a affirmé aux États-Unis être derrière le meurtre de Khodaï.

Les Gardiens figurent sur la liste noire américaine des « organisations terroristes étrangères ».

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