Discothèques et restaurants sanctionnés pour non-respect des règles de pandémie
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Discothèques et restaurants sanctionnés pour non-respect des règles de pandémie

Tel Aviv a infligé 20 amendes à des établissements qui ne respectaient pas les directives ; Haïfa a fermé trois clubs

Une fête est organisée au night-club HaOman 17 à Tel Aviv, en violation des directives de distanciation sociale. (Capture d'écran vidéo)
Une fête est organisée au night-club HaOman 17 à Tel Aviv, en violation des directives de distanciation sociale. (Capture d'écran vidéo)

Un certain nombre de boîtes de nuit, de bars et de restaurants à Tel Aviv et Haïfa ont été condamnés ce week-end à des amendes pour ne pas avoir respecté les règles établies par le gouvernement pour la réouverture de leurs commerces. Ces règles incluent l’accueil de clients portant des masques faciaux et le maintien de groupes à une distance physique de deux mètres les uns des autres.

À Tel Aviv, le maire Ron Huldai a déclaré que quelque 200 amendes de 5 000 shekels (1 250 euros) avaient été infligées à des établissements de la ville, dont la populaire boîte de nuit HaOman 17, qui a accueilli des centaines de clients qui semblent avoir enfreint les règles dans des séquences vidéo. Le propriétaire a été convoqué pour une audience, selon les médias israéliens.

« J’ai donné instruction aux forces de l’ordre municipales d’agir sans compromis pour mettre en œuvre les directives sanitaires. Tout comme nous étions déterminés dans notre position à ce que les entreprises de la ville soient rouvertes, nous travaillerons résolument à la protection de la santé publique », a déclaré M. Huldai.

À Haïfa, au moins trois night-clubs ont été fermés par la police après ne pas avoir respecté les directives, selon les médias israéliens. On ne sait pas très bien comment les boîtes de nuit sont censées faire respecter les règles.

Un copropriétaire de HaOman 17 a déclaré samedi soir à la Douzième chaîne de télévision que le club avait organisé une fête privée pour quelque 600 personnes et qu’il avait essayé de distribuer des masques à la porte, mais que « les gens n’écoutaient pas ».

Shaul Mizrahi, copropriétaire du populaire club Barby à Tel Aviv, a déclaré qu’il allait entamer une grève de la faim pour protester contre ce qu’il a appelé une situation impossible imposée par le gouvernement. Le Barby, qui accueille des spectacles en direct, devrait rouvrir dans deux semaines, mais Mizrahi a déclaré à la Douzième chaîne que les autorités n’ont pas donné de directives pour les établissements qui accueillent des événements sans places assises.

Il a sévèrement critiqué le gouvernement, disant que les gens de son secteur n’ont pas reçu un seul centime. Mizrahi a indiqué qu’il commencerait sa grève de la faim la semaine prochaine à Jérusalem, en face du bureau du Premier ministre.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré samedi soir que le gouvernement cherchera à renforcer l’application des règles en prenant des mesures contre les lieux commerciaux qui violent les directives du « badge violet » en vertu desquelles les magasins, centres commerciaux, restaurants, bars et autres établissements ont été autorisés à rouvrir ce mois-ci après des semaines de fermeture.

Le Premier ministre a mis en garde contre « une forte augmentation » des nouvelles infections au coronavirus en Israël ces derniers jours, mais a déclaré qu’il était trop tôt pour dire s’il y aurait une tendance à la hausse qui justifierait la réimposition des fermetures.

Israël a connu quelques succès importants dans la lutte contre la pandémie mondiale, a indiqué M. Netanyahu lors d’une déclaration télévisée samedi, mais la crise « n’est pas derrière nous ».

« Nous avons éteint les flammes du coronavirus mais il y a encore des braises, et n’importe quel vent léger pourrait rallumer ces flammes », a déclaré le Premier ministre.

Samedi soir, le ministère de la Santé a déclaré qu’une forte baisse des infections au coronavirus avait été enregistrée au cours des dernières 24 heures, avec seulement 25 nouveaux cas confirmés. L’annonce est intervenue alors que les autorités exprimaient leurs inquiétudes quant à une éventuelle nouvelle vague de COVID-19 après un pic des nouvelles infections au cours des derniers jours, dont 121 cas entre vendredi et samedi matin.

En Israël, 284 personnes sont mortes du virus depuis que l’épidémie a atteint le pays au début de cette année.

Auparavant, Israël avait connu des semaines où les nouveaux cas diagnostiqués tournaient autour de 20 ou moins par jour. L’annonce de vendredi a marqué la première fois où le seuil de la centaine a été franchi depuis le 2 mai. Cette accalmie a permis à Israël d’assouplir la plupart des restrictions de confinement destinées à stopper la propagation du virus.

Condamnant ce qu’il a appelé un « relâchement » de la part des Israéliens du respect des règles de distanciation sociale, M. Netanyahu a déclaré samedi que les prochains jours seraient un « test » pour voir si les restrictions devront être remises en place.

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