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Dissolution officielle de la faction Yamina la semaine prochaine

L'alliance entre HaYamin HaHadash et Habayit HaYehudi se rompra, comme cela avait été prévu ; l'union nationale restera aux côtés de HaBayit HaYehudi qui soutiendra Netanyahu

Ayelet Shaked (à droite), leader et candidat de HaYamin HaHadash qui fait partie de l'alliance politique Yamina, s'adresse à la presse en compagnie du candidat de HaBayit HaYehudi Moti Yogev (à gauche), du chef du parti Tkuma Bezalel Smotrich (2e-G), et du chef de HaBayit HaYehudi Rafi Peretz (C) au siège de l'alliance à Ramat Gan, 17 septembre 2019. (Gil Cohen-Magen/AFP)
Ayelet Shaked (à droite), leader et candidat de HaYamin HaHadash qui fait partie de l'alliance politique Yamina, s'adresse à la presse en compagnie du candidat de HaBayit HaYehudi Moti Yogev (à gauche), du chef du parti Tkuma Bezalel Smotrich (2e-G), et du chef de HaBayit HaYehudi Rafi Peretz (C) au siège de l'alliance à Ramat Gan, 17 septembre 2019. (Gil Cohen-Magen/AFP)

La Knesset a annoncé vendredi que l’alliance orthodoxe-nationaliste Yamina, dirigée par Ayelet Shaked, se dissoudrait en deux factions séparées au début de la semaine prochaine, quelques jours après la prestation de serment faite par les nouveaux députés à la Knesset.

Selon la commission des arrangements de la Knesset, l’alliance entre Hayamin HaHadash et HaBayit HaYehudi sera rompue, comme cela avait été prévu quand les factions avaient pris l’initiative de se présenter sur une liste conjointe.

L’Union nationale et HaBayit HaYehudit, pour leur part, maintiennent leur partenariat.

L’alliance avait annoncé qu’elle se dissoudrait en factions quelques minutes après la diffusion des sondages de sortie des urnes, qui avaient révélé que le parti faisait une entrée confortable à la Knesset, lors des élections du mois de septembre. Ce même mois, Shaked avait indiqué qu’elle était défavorable à la disparition de Yamina, arguant de « ce qui est bon » pour le pays, tout en ajoutant qu’il était important de maintenir les promesses de campagne.

Pour sa part, le leader de HaBayit HaYehudi qui est également ministre de l’Education, Rafi Peretz, a promis vendredi de soutenir le Premier ministre Benjamin Netanyahu au cours des négociations de coalition, exprimant sa conviction que la formation d’un large gouvernement d’unité reste la meilleure issue possible.

Naftali Bennett et Ayelet Shaked lors d’une conférence de presse à Ramat Gan, le 21 juillet 2019. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

« Lors des discussions de ce matin avec Netanyahu et les membres du Likud, j’ai annoncé que nous soutiendrions Netanyahu et le bloc de droite », a écrit Peretz sur Twitter. « Nous estimons qu’un large gouvernement d’unité s’impose et nous avons la conviction qu’il est très certainement possible. »

Suite aux élections, les leaders de l’alliance nationale-religieuse Yamina et les partis ultra-orthodoxes Yahadout HaTorah et Shas ont signé un accord avec Netanyahu, promettant d’entrer dans les négociations de coalition sous la forme d’un bloc constitué de 55 députés et placé sous les ordres du chef du Likud.

L’annonce de Peretz a eu lieu après des informations parues jeudi soir dans les médias, qui ont affirmé que Netanyahu poussait encore ses alliés à signer une déclaration stipulant qu’ils ne soutiendraient aucun autre candidat jusqu’à un éventuel appel à un autre scrutin – si les choses devaient aller jusque-là.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu rencontre les leaders des factions de droite et haredim à son bureau de Jérusalem, le 18 septembre 2019. (Autorisation : Likud)

L’idée d’officiellement promettre un soutien à Netanyahu a été évoquée pour la première fois au cours d’une réunion, mercredi, qui a rassemblé les leaders du bloc de droite et religieux dirigé par le Likud. Mais les partis Yamina et YaHadout HaTorah auraient initialement refusé.

HaYamin HaHadash de Shaked, l’Union nationale et HaBayit HaYehudi se sont rassemblés sur une liste unique en amont des élections sous l’étiquette de Yamina pour s’assurer que tous franchiraient le seuil électoral fixé à 3,25 %.

Rafi Peretz, chef de l’Union des partis de droite, lors d’une conférence de presse après sa rencontre avec le président Reuven Rivlin à Jérusalem, le 16 avril 2019. (Noam Revkin Fenton/Flash90)

Shaked et Bennett avaient quitté HaBayit HaYehudi au mois de décembre 2018 pour former HaYamin HaHadash, tentant d’en appeler aux électeurs nationalistes moins religieux. Les deux personnalités avaient espéré drainer des votes du Likud et de l’Union des partis de droite – une faction comprenant HaBayit HaYehudi, l’Union nationale et la formation d’extrême-droite Otzma Yehudit – mais la manœuvre avait échoué et HaYamin HaHadash n’avait pas franchi le seuil électoral de 3,25 % lors du scrutin du 9 avril.

Avant le vote du mois de septembre, HaYamin HaHadash avait joint ses forces à HaBayit HaYehudi et à l’Union nationale, formant l’alliance Yamina. Pour s’efforcer d’élargir sa base électorale, l’alliance avait nommé à sa tête Shaked – femme politique controversée mais jouissant d’une grande popularité.

Pourtant, un réexamen des statuts de HaYamin HaHadash qui a été réalisé le mois dernier par le site en hébreu du Times of Israel, Zman Yisrael, a révélé que Bennett restait le président de la formation, même si Shaked a été publiquement présentée comme sa dirigeante pendant toute la campagne et qu’elle a occupé la place numéro un sur la liste de la Knesset.

La raison de cette ambiguïté semble faire partie d’une initiative menée par la formation pour maintenir le statut de Shaked à la tête de Yamina tout en remettant à plus tard toute discussion sur l’avenir politique de la faction.

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