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Doug Emhoff appelle à lutter contre l’antisémitisme, attentat déjoué à New York

Premier Juif et premier homme dans ce rôle d'époux d'une vice-présidente, le "Second gentleman" a participé à des réceptions à la Maison Blanche pour les fêtes juives

Le second gentleman Douglas Emhoff (au centre), préside une table ronde sur la montée de l'antisémitisme dans la salle du Traité Indien au Eisenhower Executive Office Building le 07 décembre 2022 à Washington, DC. (Crédit : Chip Somodevilla/Getty Images/AFP)
Le second gentleman Douglas Emhoff (au centre), préside une table ronde sur la montée de l'antisémitisme dans la salle du Traité Indien au Eisenhower Executive Office Building le 07 décembre 2022 à Washington, DC. (Crédit : Chip Somodevilla/Getty Images/AFP)

Doug Emhoff, époux de la vice-présidente américaine Kamala Harris, a appelé mercredi à lutter contre une « épidémie de haine » aux Etats-Unis, lors d’un événement sur la lutte contre l’antisémitisme, au moment où la justice new-yorkaise a annoncé avoir déjoué un « attentat terroriste » anti-juif.

« Je suis fier d’être juif. Je suis fier de vivre ouvertement comme juif. Je n’ai pas peur. Je refuse d’avoir peur », a-t-il dit lors d’une table ronde à la Maison Blanche rassemblant des représentants de la communauté juive et des responsables.

« Notre pays fait face à une épidémie de haine. Laissez moi dire clairement que les mots comptent. Les gens ne se contentent plus de dire tout haut ce qu’ils pensent tout bas. Ils le hurlent, littéralement », a déploré Doug Emhoff, qui joue pour la Maison Blanche un rôle de plus en plus public de mobilisation contre l’antisémitisme.

Premier Juif et premier homme dans ce rôle d’époux d’une vice-présidente, le « Second gentleman » a participé à des réceptions à la Maison Blanche pour les fêtes de Hanoukka, Rosh HaShana ou Pessah.

Le second gentleman Douglas Emhoff préside une table ronde sur la montée de l’antisémitisme dans la salle du Traité Indien au Eisenhower Executive Office Building le 07 décembre 2022 à Washington, DC. (Crédit : AP Photo/Patrick Semansky)

« Pour moi, la conversation (sur l’antisémitisme) n’est pas finie, elle ne fait que commencer », a-t-il dit.

Les groupes juifs représentés étaient : la Synagogue unie du judaïsme conservateur, Agudath, la Conférence des présidents des principales organisations juives, l’American Jewish Committee, l’Orthodox Union, Jewish on Campus, le National Council of Jewish Women, Hillel, Secure Community Network, Religious Action Center, Anti-Defamation League, Integrity First for America et American Friends of Lubavitch.

Vendredi, le président Joe Biden avait fermement condamné l’antisémitisme dans un contexte de banalisation alarmante, selon des experts, de propos antisémites et d’incitations à la haine venus de personnalités influentes sur les réseaux sociaux.

« Attentat » déjoué à New York 

A New York – où vit la plus importante communauté juive au monde en dehors d’Israël – le procureur du district de Manhattan Alvin Bragg a annoncé qu’un « attentat terroriste contre la communauté juive » avait été déjoué et que deux jeunes hommes avaient été inculpés.

Christopher Brown et Matthew Mahrer, dans la vingtaine, avaient été arrêtés en novembre à la gare de Penn Station, à Manhattan, portant ou ayant chez eux une arme à feu, des munitions, un couteau, un brassard avec une croix gammée et une cagoule de ski.

M. Brown a notamment été inculpé de « crime terroriste » et de « menace terroriste » après avoir posté sur Twitter des messages menaçants tels que « je vais demander à un prêtre si je dois devenir un mari ou tirer sur une synagogue et mourir ».

« Cette fois je vais vraiment le faire », a-t-il encore écrit selon les procureurs new-yorkais.

« Une horrible tragédie a été évitée grâce à la diligence, le travail de fond et la coordination entre mes services et nos partenaires chargés de faire appliquer la loi à l’échelon local, régional et fédéral », s’est félicité le procureur Bragg, cité dans un communiqué.

Selon l’organisation américaine de lutte contre l’antisémitisme Anti Defamation League, les Etats-Unis ont connu en 2021 un nombre record de 2 717 actes antisémites (agressions, attaques verbales, dégradations matérielles…), soit une augmentation de 34 % sur un an.

Et selon un rapport récent de l’American Jewish Committee (AJC), l’une des plus anciennes organisations américaines de défense de la cause juive, « 39 % des juifs américains ont changé leur comportement par crainte de subir de l’antisémitisme, y compris en prenant des mesures pour occulter leur identité juive », tandis que « 24 % ont rapporté avoir été la cible d’antisémitisme ».

Lors de la table ronde à la Maison Blanche, le directeur exécutif de l’AJC, Ted Deutch, a appelé à la création d’un groupe de travail « chargé de créer un plan d’action national pour combattre l’antisémitisme », selon un communiqué de l’organisation.

Les experts s’inquiètent d’assister à une banalisation de la rhétorique antisémite, relayée par des personnalités telles que le rappeur Kanye West, qui a par exemple récemment lancé à plusieurs reprises : « J’aime Hitler. »

L’ancien président Donald Trump a pour sa part suscité une vague d’indignation pour avoir accueilli un dîner chez lui en Floride où était présent un suprémaciste blanc, Nick Fuentes, qui a remis en cause la réalité de la Shoah.

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