Drapeaux juifs interdits, drapeaux palestiniens autorisés à une Gay Pride
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Drapeaux juifs interdits, drapeaux palestiniens autorisés à une Gay Pride

Les participants à la Chicago Dyke March ont brandi des drapeaux mexicains et porto-ricains et scandé "pas de fierté dans l'occupation, pas de fierté dans l'expulsion"

Les participants à la Dyke March de Chicago, munis de drapeaux palestiniens, en 2018. (Crédit : capture d'écran Windy City Times)
Les participants à la Dyke March de Chicago, munis de drapeaux palestiniens, en 2018. (Crédit : capture d'écran Windy City Times)

Lors de la Chicago Dyke March, une gay pride, un drapeau palestinien a été brandi, un an après qu’un des militants a été rejeté pour avoir brandi un drapeau orné d’une étoile de David.

On peut voir les participants à la marche de dimanche brandir des drapeaux palestiniens dans une vidéo publiée par The Windy Times, un journal destiné à la communauté LGBT de Chicago. Les militants ont également brandi des drapeaux mexicains, porto-ricains, et des drapeaux arcs en ciels, et ont scandé « pas de fierté dans l’occupation, pas de fierté dans l’expulsion », selon le journal.

La marche de cette année était explicitement un « évènement pro-palestinien », selon The Windy Times.

L’an dernier, trois femmes ont été écartées de la Dyke March qui portaient des drapeaux de fierté ornés d’une étoile de David. Certains ont accusé la marche d’antisémitisme, et l’une des participantes avait écrit sur Facebook qu’ « exclure ces drapeaux, et les gens qui marchaient avec en même temps, montre un profond niveau d’ignorance, et oui, cela montre aussi de l’antisémitisme prétendant être des valeurs libérales ».

L’une des marcheuses juives, Laurel Grauer, directrice de la région Midwest de l’association A Wider Bridge, qui forge des relations entre les Juifs JGBT d’Israël et d’Amérique du Nord, avait dit au journal l’an dernier qu’elle apportait son drapeau de fierté juive à la même parade depuis plus de dix ans, et affirmé qu’il « célèbre mon identité juive et homosexuelle. » Elle a ajouté qu’elle ne comptait plus le nombre de personnes qui l’ont harcelée en raison de son drapeau.

« Les gens m’ont demandé si j’étais une sioniste, et j’ai dit ‘oui, je me préoccupe de l’Etat d’Israël mais je crois aussi à une solution à deux états et à une Palestine indépendante’ « , a dit Grauer. Il est difficile de se faire à l’idée de l’inclusion quand vous excluez des gens comme cela. Les gens disent ‘tu peux être gay, mais pas de cette manière’. Nous ne nous sommes pas senties les bienvenues. Nous ne nous sommes pas senties incluses. »

Les organisateurs avaient dit l’an dernier dans un communiqué que les femmes avaient été écartées parce que la marche était « anti-sioniste » et « pro-palestinienne », et en raison de la « similarité » avec le drapeau israélien et la longue histoire de pinkwashing« .

Le terme pinkwashing est utilisé par les détracteurs d’Israël qui allèguent que le gouvernement israélien fait preuve de tolérance à l’égard des politiques LGBT uniquement dans le but de détourner l’attention de son traitement des Palestiniens.

Gretchen Rachel Hammond, la journaliste qui avait relayé l’incident du drapeau à l’étoile de David au Windy City Times, a été démise de ses fonctions de journaliste après avoir causé un tollé autour de cet incident.

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