El Al suspend ses vols jusqu’au 31 août
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El Al suspend ses vols jusqu’au 31 août

Les passagers peuvent demander le remboursement de leurs billets ou le report de leurs voyages ; la flotte d’avion El Al est au sol depuis fin mars et la fermeture des frontières

Un avion d'El Al décolle de l'aéroport international Ben Gurion le 3 septembre 2014. (Moshe Shai/Flash90)
Un avion d'El Al décolle de l'aéroport international Ben Gurion le 3 septembre 2014. (Moshe Shai/Flash90)

La compagnie aérienne israélienne El Al a annoncé jeudi dans un communiqué l’annulation de tous ses vols depuis et vers Israël jusqu’au 31 août inclus.

Des vols de fret continueront néanmoins à être opérés.

Les passagers peuvent demander le remboursement de leurs billets ou le report de leurs voyages. Si le billet a été émis par une agence de voyage, le client doit la contacter pour réaliser le changement. Si le billet a été émis directement par EL AL, il est nécessaire d’adresser par mail à l’adresse elaldirect@elal.co.il ces éléments : référence de dossier, date, vol et nom.

Tous les vols El Al jusqu’au 31 octobre peuvent être modifiés sans frais (une différence tarifaire entre les billets peut néanmoins s’appliquer).

La flotte d’avion El Al est au sol depuis fin mars et l’annonce de la fermeture des frontières israéliennes.

Comme d’autres sociétés de transports aériens ailleurs dans le monde, la compagnie connaît de grosses difficultés suite aux pertes financières causées par l’annulation de nombreux vols en lien avec l’épidémie de nouveau coronavirus.

Les tensions au sein de la compagnie aérienne sont d’autant plus fortes depuis qu’elle a licencié une grande partie de son personnel et pioché dans les fonds de retraite pour rester à flot en pleine crise du coronavirus.

Elle a mis 80 % de ses 6 303 travailleurs en congé sans solde, réduit les salaires des cadres de 20 %, cessé les investissements et signé des accords pour la vente et la cession-bail de trois Boeing 737-800.

Le gouvernement israélien a proposé début juillet un plan de sauvetage qui pourrait ouvrir la voie à une nationalisation de l’entreprise à hauteur de 61 %.

Le prêt sera garanti par l’Etat à 75 %, dans le cas où la société ne parviendrait pas à le rembourser.

Selon l’accord passé avec le gouvernement, des actions seront par ailleurs proposées à l’achat à la Bourse de Tel Aviv, pour un montant de 150 millions de dollars (132 millions d’euros). « L’Etat s’engage à racheter les actions de la compagnie qui n’auront pas été acquises par le public », ajoute la compagnie. Pour cette raison, la société pourrait être désormais détenue par l’Etat à hauteur de 61 %.

L’accord passé avec le gouvernement prévoit des mesures d’austérité qui pourraient conduire au licenciement de 2 000 salariés.

Depuis la fermeture quasi totale du ciel israélien en mars, la compagnie a dû annuler des centaines de vols et doit rembourser des billets à des milliers de passagers, pour un total d’environ 350 millions de dollars.

Un rapport trimestriel pour janvier-mars montrait 140 millions de dollars de pertes pour l’entreprise au premier trimestre de 2020, contre 55 millions de dollars de pertes pour la même période l’année dernière. Les revenus étaient en baisse de 230 millions pour le trimestre, une chute de 428 millions par rapport à l’année dernière. La dette net de la compagnie est estimée à 2 milliards de dollars.

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