Erdan veut étendre l’éligibilité au port d’arme
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Erdan veut étendre l’éligibilité au port d’arme

Dans le cadre de l’initiative du ministre de la Sécurité intérieure, chaque ancien combattant sera automatiquement éligible à un permis

Une jeune fille s'entraîne au tir dans le Gush Etzion, en 2010. (Crédit : Nati Shohat/Flash90
Une jeune fille s'entraîne au tir dans le Gush Etzion, en 2010. (Crédit : Nati Shohat/Flash90

Le ministre de la Sécurité intérieure Gilad Erdan aurait annoncé mardi une tentative d’assouplissement des conditions de l’éligibilité au port d’armes pour que tout ancien soldat combattant de l’armée israélienne soit autorisé à porter une arme à feu.

Erdan a annoncé son intention de modérer les restrictions sur le port d’arme pendant la conférence sur la sécurité d’Israël, qui a lieu à Yad Binyamin, dans le centre d’Israël, selon Ynet.

Selon Erdan, les anciens soldats combattants devraient naturellement être autorisés à porter des armes quand ils sont civils en raison des dangers de la vie quotidienne en Israël.

« Il est illogique d’enlever les armes à feu de ceux qui servent dans les unités de réserve toute leur vie, a-t-il déclaré pendant la convention. Le but est qu’ils portent une arme [en dehors de l’armée]. »

L’initiative reflète la politique d’Erdan sur l’assouplissement des restrictions de port d’armes.

Gilad Erdan le 18 mai 2015 (Crédit : Yonatan Sindel / Flash90)
Gilad Erdan le 18 mai 2015 (Crédit : Yonatan Sindel / Flash90)

En octobre 2015, après la soumission par la police israélienne de son opinion professionnelle, il avait étendu l’éligibilité au port d’armes aux soldats ayant terminé une unité combattante d’élite, ainsi qu’aux officiers de l’armée israélienne avec un grade supérieur à celui de 2ème lieutenant, et aux sous-officiers du grade de premier sergent et plus, même s’ils détiennent ces grades en réserve. Les grades parallèles de la police et d’autres services de sécurité donnent les mêmes droits.

Erdan a également ordonné que les permis de port d’arme soient accordés à ceux qui ont servi dans certaines unités d’élite des services de sécurité, ainsi qu’à ceux qui ont terminé certains cours sécuritaires gouvernementaux, dont ceux qui forment les corps de sécurité des ministres et des institutions gouvernementales.

Si l’initiative actuelle d’Erdan, d’accorder des permis à tous les soldats combattants, même ceux qui n’ont pas servi dans des unités d’élite, est approuvée, le nombre de civils éligibles au port d’armes augmentera de centaines de milliers, selon l’article.

Erdan a parlé devant la convention du besoin d’un équilibre entre la politique de contrôle des armes à feu et la possibilité de réponse rapide en cas d’attaque terroriste.

« J’ai décidé de modifier l’équilibre. C’est une question d’intérêt public : quand un individu entraîné et armé est sur les lieux d’une attaque terroriste, nous pouvons voir la différence. [Assouplir les restrictions sur les permis] sauve des vies humaines. »

L’initiative d’Erdan devra être approuvée par le ministère des Finances pour gérer le budget et le personnel nécessaire qu’elle entraînera.

Le chef de la police Roni Alsheich, au siège de la police israélienne  à Jérusalem, le 3 décembre 2015. (Credit photo: Hadas Parush / Flash90)
Le chef de la police Roni Alsheich, au siège de la police israélienne à Jérusalem, le 3 décembre 2015. (Credit photo: Hadas Parush / Flash90)

La chef de la police israélienne, Roni Alsheich, a également commenté le sujet pendant la convention, soulignant la complexité inhérente à l’assouplissement du contrôle des armes.

« Quand nous débattons de la question d’assouplir ou non les restrictions de permis de port d’arme pour soutenir la sécurité, nous devons aussi nous demander si agir ainsi sera un atout ou un fardeau pour la société israélienne », a déclaré Alsheich au public.

« Les armes peuvent être volées, et la police israélienne se bat constamment contre ça. D’un autre côté, [les permis de port d’arme] font une différence dans les attaques terroristes. Ce n’est pas une décision facile à prendre. »

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