Face à l’antisémitisme, Larcher et Braun-Pivet appellent à la fermeté
Selon le président du Sénat, face à l'antisémitisme, "même si des condamnations récentes font enfin la preuve d'une plus grande sévérité, la réponse pénale doit encore être améliorée"

Gérard Larcher et Yaël Braun-Pivet se sont employés à rassurer les représentants de la communauté juive en appelant à la « fermeté » face à l’antisémitisme, mercredi lors d’une soirée de débats organisée deux ans après la marche du 12 novembre 2023.
Ce jour-là, plus de 100 000 personnes avaient défilé à Paris et des dizaines de milliers d’autres dans les régions, en présence d’une grande partie de la classe politique, mais sans l’opposition de gauche radicale ni Emmanuel Macron. Cette absence du président est depuis très critiquée.
Larcher, l’un des initiateurs de la manifestation avec Braun-Pivet, a estimé que, face à l’antisémitisme, « même si des condamnations récentes font enfin la preuve d’une plus grande sévérité, la réponse pénale doit encore être améliorée ».
« L’antisémitisme est un terrorisme en action, comme le terrorisme procède d’un antisémitisme revendiqué », a-t-il ajouté lors de cet événement organisé par le CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France).
Braun-Pivet a également estimé que sur ce sujet, « la fermeté doit s’appliquer partout » et que « la France, la vraie, n’est pas antisémite ». Elle a également souhaité « que chaque enfant de notre République puisse se rendre sur un lieu de mémoire de la Shoah ».
Avant eux, le président du CRIF, Yonathan Arfi, avait affirmé que cette marche du 12 novembre 2023 avait été « un moment de réassurance et de justice » pour les Français juifs.
« Deux ans après, nous savons que cette marche n’a pas empêché l’antisémitisme de poursuivre son sinistre chemin, mais elle a renforcé la conviction que la lutte contre l’antisémitisme n’est pas une lutte pour les Juifs, mais un combat pour la République elle-même », a-t-il ajouté.
Entre janvier et mai 2025, 504 actes antisémites ont été recensés en France, selon le ministère de l’Intérieur, soit une baisse de 24 % par rapport à la même période de l’année précédente, mais une hausse de plus de 100 % par rapport à la même période de 2023 – avant le pogrom en Israël.







