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Gabriel Attal : « Nous ne laisserons rien passer dans les écoles »

Le ministre français de l'Éducation a évoqué "plusieurs situations totalement insupportables et inacceptables", qui ont été rapportées depuis l'assaut terroriste du Hamas

Le ministre français de l'Intérieur Gerald Darmanin, à droite, et le ministre français de l'Éducation et de la Jeunesse Gabriel Attal, au centre, visitant une école juive à Sarcelles le 11 octobre 2023, suite aux récentes attaques terroristes du Hamas en Israël. (Crédit : Raphael Lafargue/POOL/AFP)
Le ministre français de l'Intérieur Gerald Darmanin, à droite, et le ministre français de l'Éducation et de la Jeunesse Gabriel Attal, au centre, visitant une école juive à Sarcelles le 11 octobre 2023, suite aux récentes attaques terroristes du Hamas en Israël. (Crédit : Raphael Lafargue/POOL/AFP)

« Nous ne laisserons rien passer », a prévenu mercredi le ministre de l’Éducation Gabriel Attal, lors d’une visite dans une école juive en banlieue parisienne, à propos d’agressions, d’actes ou de paroles antisémites au sein d’établissements scolaires.

« La priorité aujourd’hui, pour l’Éducation nationale, c’est notamment d’assurer la sécurité et la sérénité dans nos écoles », a déclaré Gabriel Attal, aux côtés du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, devant l’école privée juive Ozar HaTorah à Sarcelles (Val-d’Oise).

Il a mentionné « des alertes qui nous sont remontées ces dernières heures et ces derniers jours, avec des élèves juifs qui ont pu faire l’objet d’agression dans leur établissement » et des « appels qui ont pu être relayés de la part de collectifs à venir tracter ou manifester devant des établissements scolaires ».

« De ce point de vue là, nous serons totalement intraitables, nous ne laisserons rien passer », a-t-il martelé.

Le ministre de l’Éducation a évoqué « plusieurs situations totalement insupportables et inacceptables », qui sont « remontées depuis lundi : croix gammée dessinée sur un tableau dans une classe ciblant un élève, une agression (…) dans les Hauts-de-Seine d’un lycéen par des camarades ».

Au sujet de cette agression, Attal a expliqué avoir demandé mardi que le procureur de la République « soit saisi d’une agression dont a été victime un lycéen en Ile-de-France », dont le tee-shirt a été arraché par un camarade.

Le ministre français de l’Intérieur Gerald Darmanin, à gauche, et le préfet de police de Paris Laurent Nunez, au centre, arrivant pour une réunion sur le renforcement de la sécurité des sites de la communauté juive après l’assaut meurtrier contre Israël par le groupe terroriste palestinien du Hamas, à Paris le 9 octobre 2023. (Crédit : Bertrand Guay/POOL/AFP)

Attal a aussi assuré « mobiliser de manière extrêmement réactive » les 546 personnels des équipes mobiles de sécurité des rectorats « si des événements, des manifestations venaient à se dérouler ».

Le ministre de l’Intérieur a pour sa part précisé que « plus de 20 interpellations » avaient eu lieu depuis samedi, liées à des actes antisémites, qu’il chiffre à une cinquantaine, dont « certains très graves ».

Quelque « 500 lieux – des écoles, des synagogues, des endroits où des Français de confession juive ont l’habitude d’aller, de vivre au sein de notre République – sont désormais protégés par 10 000 policiers et gendarmes », a souligné Darmanin.

« Je crois que c’est très important que tous les Français de confession juive sachent qu’ils sont protégés, quel que soit le coin du territoire national », a-t-il ajouté.

Mardi, le ministre de l’Intérieur avait cité comme exemples d’actes antisémites des « gens qui vont devant des synagogues, nombreux, qui crient des menaces », des « drones qui rentrent dans des cours d’écoles avec une caméra » ou encore « des slogans, des tags, des lettres de menaces ».

De leur côté, les présidentes et présidents d’université de France Universités ont affirmé dans un communiqué qu’ils « ne laisseront pas prospérer dans leur établissement des initiatives visant, sous couvert de débattre de la situation au Proche-Orient, à faire circuler des propos chargés d’antisémitisme ».

Ils réagissaient à des propos « indécents » tenus en début de semaine par un maître de conférences de Paris-Panthéon-Assas ou encore des messages de « soutien à la lutte du peuple palestinien » d’une section syndicale Solidaires étudiant de l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS).

« L’antisémitisme, comme toutes les formes de racisme, est un délit, non une opinion, justifiant qu’un signalement en soit fait sans délai au procureur compétent. Il ne saurait y avoir, et il n’y aura, aucune tolérance en la matière dans les universités », a martelé France Universités.

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