Gantz reproche à Netanyahu de trop parler durant les tensions avec le Hezbollah
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Gantz reproche à Netanyahu de trop parler durant les tensions avec le Hezbollah

Le chef de Kakhol lavan et ancien chef d'état-major a critiqué le Premier ministre, qu'il accuse de faire de la récupération politique en amont des élections du 17 septembre

Le chef d'état-major général, le lieutenant-général Benny Gantz, (à gauche) et le Premier ministre Benjamin Netanyahu avant une réunion du cabinet en novembre 2012 (crédit photo : Kobi Gideon/GPO/Flash 90).
Le chef d'état-major général, le lieutenant-général Benny Gantz, (à gauche) et le Premier ministre Benjamin Netanyahu avant une réunion du cabinet en novembre 2012 (crédit photo : Kobi Gideon/GPO/Flash 90).

Benny Gantz, chef du parti Kakhol lavan, a critiqué lundi le Premier ministre Benjamin Netanyahu qui a, selon lui, révélé trop d’informations au sujet des violences survenues à la frontière libanaise dimanche.

Gantz, principal rival de Netanyahu au prochaines élections, a fustigé le Premier ministre qui s’est éloigné de la politique longtemps adoptée par l’armée consistant à être ambigu sur les opérations israéliennes dans les pays voisins, estimant qu’il s’agissait d’une tentative de récupération politique à l’approche du scrutin du 17 septembre.

« Rompre avec cette ambiguïté n’était absolument pas nécessaire », a déclaré Gantz, ancien chef d’état-major, à la Manufacturers Association, pendant sa campagne à Tel Aviv. « ll y a des choses dont on ne devrait pas parler, et dans la plupart des cas, l’ambiguïté nous est bénéfique. »

« C’est préjudiciable pour Israël, et il y a d’autres moyens de faire passer des messages à l’autre partie. Tout ne doit pas se faire par le biais des médias. »

« Cela prend des tournures de show politique, et cela ne doit pas se passer comme cela », a-t-il dit.

Israël a en effet été inhabituellement loquace sur certains aspects d’une recrudescence de l’activité militaire, notamment sur l’annonce de frappes aériennes en Syrie sur une cellule iranienne qui, selon lui, prévoyait d’envoyer des drones armés à la frontière.

Israël a longtemps maintenu une politique d’ambiguïté concernant les frappes en Syrie et ailleurs, afin de ne pas susciter d’attaques de représailles. L’armée israélienne a refusé de commenter les informations selon lesquelles elle serait impliquée dans une attaque impliquant un drone à Beyrouth ou des attaques sur des milices soutenues par l’Iran en Irak.

Les détracteurs de Netanyahu, qui a parlé de frapper les forces iraniennes dans de nombreux endroits, l’ont accusé de mettre en danger le pays en se « vantant » de certaines frappes pour marquer des points politiques.

« Il y a une raison pour laquelle les enfants du nord sont dans les abris : parce que Bibi [Netanyahu] a violé une politique efficace en amont des élections », a déclaré de son côté le numéro 2 de Kakhol lavan Yair Lapid sur Twitter. « C’est ce qui arrive quand le Premier ministre joue à la politique au détriment de la sécurité. »

Dimanche, Gantz a semblé refuser de critiquer la façon dont Netanyahu gérait l’épisode de tension avec le Hezbollah, affirmant sur Twitter qu’il « n’y a pas d’opposition ni de coalition dans une opération contre quiconque tente de porter atteinte aux citoyens d’Israël ».

Gantz, ancien chef d’état-major, avait annoncé qu’il suspendrait sa campagne à la lumière de la situation sécuritaire jusqu’à ce que les évènements s’apaisent, mais a semblé s’en reprendre à Netanyahu dès lundi.

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