Gantz veut des réformes après l’immolation d’un vétéran
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Gantz veut des réformes après l’immolation d’un vétéran

Le ministre de la Défense a mis en place un panel pour examiner le traitement réservé aux vétérans en situation de handicap après le geste désespéré d'Itzik Saidyan

Capture d'écran de la vidéo d'un vétéran de Tsahal, Itzik Saidyan, souffrant de troubles de stress post-traumatique, qui parle de son combat. (Douzième chaîne)
Capture d'écran de la vidéo d'un vétéran de Tsahal, Itzik Saidyan, souffrant de troubles de stress post-traumatique, qui parle de son combat. (Douzième chaîne)

Le ministre de la Défense Benny Gantz a fait savoir, jeudi, qu’il allait former une commission publique pour réfléchir à des réformes au sein du département chargé de la réintégration des vétérans de l’armée en situation de handicap, quelques jours après l’immolation d’un ancien soldat qui souffrait d’un syndrome de stress post-traumatique aux abords des bureaux du département à Petah Tikva.

Itzik Saidyan, 26 ans, reste hospitalisé dans un état critique.

Gantz a indiqué que la commission sera dirigée par Ziv Shilon, entrepreneur et activiste qui avait perdu son bras pendant son service militaire, en 2012, lors de l’explosion d’une bombe le long de la frontière avec Gaza.

Dans un communiqué, Gantz a déclaré que le ministère avait travaillé sur des plans de réforme avant le geste désespéré de Saidyan et que Shilon « nous aidera à mener une réforme qui viendra du cœur – et c’est ce dont nous avons besoin aujourd’hui pour changer les choses ».

Ziv Shilon. (Capture d’écran : Twitter)

L’Association des vétérans de Tsahal avait expliqué que Saidyan avait été frustré par le traitement qui lui avait été réservé par les autorités. Il avait réclamé une reconnaissance de handicap à hauteur de 50 % – un handicap induit par son syndrome de stress post-traumatique. Ce que le ministère de la Défense lui avait refusé, disant qu’au moins une partie de son état résultait d’un traumatisme infantile et ne pouvait être imputable à son service militaire. Il ne l’avait finalement reconnu handicapé qu’à 25 %.

Saidyan a servi dans la brigade d’infanterie Golani, pendant l’opération Bordure protectrice, en 2014. Il a participé à la bataille de Shujaiyya, un quartier de Gaza qui a été le théâtre de certains des affrontements les plus féroces du conflit.

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