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Grèce: des centaines de manifestants à l’ouverture du procès en appel d’Aube dorée

"Ne réduisez PAS leurs peines", pouvait-on lire sur l'une des banderoles au sujet de condamnation des cadres de l'ex-parti néonazi

Des centaines de protestataires anti-fascistes manifestent Athènes à l'ouverture du procès en appel de dizaines de cadres de l'ex-parti néonazi grec Aube Dorée, près de deux ans après leur condamnation à de lourdes peines de prison, le 15 juin 2022. (Capture d'écran Twitter)
Des centaines de protestataires anti-fascistes manifestent Athènes à l'ouverture du procès en appel de dizaines de cadres de l'ex-parti néonazi grec Aube Dorée, près de deux ans après leur condamnation à de lourdes peines de prison, le 15 juin 2022. (Capture d'écran Twitter)

Des centaines de protestataires anti-fascistes manifestaient mercredi matin à Athènes à l’ouverture du procès en appel de dizaines de cadres de l’ex-parti néonazi grec Aube Dorée, près de deux ans après leur condamnation à de lourdes peines de prison.

« Ne réduisez PAS leurs peines », pouvait-on lire sur l’une des banderoles portées par les manifestants rassemblés devant la cour d’appel d’Athènes pour réclamer des peines plus sévères à l’encontre des condamnés, ont constaté des journalistes de l’AFP.

En octobre 2020, les principaux membres d’Aube Dorée – qui était autrefois le troisième parti politique de Grèce – avaient été condamnés à des peines allant jusqu’à 13 ans de prison.

Le chef d’Aube dorée, Nikos Michaloliakos, et près de 60 autres membres avaient été reconnus coupables de participation à une organisation criminelle en

2020.https://twitter.com/savvaskarma/status/1536968934083149825

Les procureurs avaient demandé des peines plus sévères pour le meurtre en 2013 du rappeur antifasciste Pavlos Fyssas et les passages à tabac sauvages de migrants et d’opposants politiques.

Dès l’issue du procès de première instance, un procureur de haut rang avait interjeté appel, au motif que les peines prononcées étaient trop clémentes.

Stelios Kostarelos avait alors estimé que les cadres d’Aube dorée devaient être condamnés au maximum de la peine prévue par la loi, soit 15 ans de prison.

Le porte-parole du parti néo nazi Aube dorée s’adresse à la foule réunie devant le Parlement en soutien à leu chef dont l’immunité diplomatique a été levée (Crédit : AFP)

Or selon le verdict de la cour pénale d’Athènes, Michaloliakos et six principaux membres de l’organisation ont été condamnés de dix à treize ans de prison.

A l’ouverture du procès en appel, qui devrait durer au moins un an, Michaloliakos, hospitalisé avec le coronavirus, ne devrait pas être présent aux audiences. Les autres anciens membres éminents d’Aube dorée jugés sont l’eurodéputé Ioannis Lagos et l’ancien porte-parole du parti Ilias Kasidiaris, qui a formé un nouveau groupe nationaliste.

Nikolaos Michaloliakos (debout), le leader du parti néonazi grec Aube dorée pendant son procès, en 2014. (Crédit : AFP/Louisa Gouliamaki)

Le procès de l’Aube dorée, qui a duré plus de cinq ans, a été décrit comme l’un des plus importants de l’histoire politique grecque.

Aube dorée, organisation xénophobe et antisémite, était en marge de la politique grecque jusqu’à la crise de la dette du pays en 2010. Elle a capitalisé sur la colère du public contre l’immigration et les mesures d’austérité, entrant au parlement pour la première fois en 2012 avec un total de 18 sièges. Trois ans plus tard, Aube dorée était devenue la troisième force politique du pays.

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