HaBayit HaYehudi et l’Union nationale renouvellent leur pacte
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HaBayit HaYehudi et l’Union nationale renouvellent leur pacte

Une querelle s'est développée autour de l'usage du nom de l'alliance après le départ du parti Otzma Yehudit d'extrême-droite, qui déplore avoir été "utilisé et débarqué"

Le leader du parti HaBayit HaYehudi Rafi Peretz (à gauche) et celui de l'Union nationale Bezalel Smotrich signent un accord de renouvellement de l'alliance électorale de l'Union des partis de droite, le 9 juillet 2019 (Autorisation)
Le leader du parti HaBayit HaYehudi Rafi Peretz (à gauche) et celui de l'Union nationale Bezalel Smotrich signent un accord de renouvellement de l'alliance électorale de l'Union des partis de droite, le 9 juillet 2019 (Autorisation)

Les leaders de HaBayit HaYehudi et de l’Union nationale ont renouvelé mardi leur accord d’alliance pour les prochaines élections générales.

Le ministre de l’Education Rafi Peretz, à la tête de HaBayit HaYehudi, et le ministre des Transports Bezalel Smotrich, responsable de l’Union nationale, ont appelé Itamar Ben Gvir, du parti extrémiste Otzma Yehudit, à les rencontrer dans les meilleurs délais pour les rejoindre dans la course à la Knesset.

Mais Itamar Ben Gvir a fait savoir que cette fois-ci, sa formation avait été exclue et a mis en garde l’alliance contre l’utilisation du nom de l’Union des partis de droite – qu’elle avait employé au mois d’avril.

« L’Union des partis de droite était un nom qui avait découlé logiquement de l’union des partis de droite de l’échiquier mais il y a actuellement une scission », a dit Itamar Ben-Gvir devant les caméras de la Douzième chaîne.

Itamar Ben Gvir, membre du parti Otzma Yehudit, prend la parole lors d’une campagne électorale à Bat Yam, le 6 avril 2019. (Flash90)

« Pour le moment, les autres ne se sont pas unis à Otzma Yehudit et à mon grand regret, ils nous ont utilisés avant de nous débarquer », a-t-il ajouté.

Lors des dernières élections, Otzma Yehudit figurait parmi les formations réunies dans le cadre de l’Union des partis de droite à la suite d’un accord orchestré par le Premier ministre Netanyahu, mais Rafi Peretz craindrait de s’associer à certains membres du parti d’extrême-droite.

L’accord conclu, lors du dernier vote, qui avait permis à Otzma Yehudit de se présenter avait suscité l’indignation en raison de l’idéologie raciste de la formation.

Avant le scrutin, la Haute Cour de justice avait interdit au leader du parti, Michael Ben Ari, de se présenter au Parlement en raison de son idéologie et de ses incitations anti-arabes.

Le parti est dirigé par les disciples auto-proclamés du rabbin extrémiste disparu, Meir Kahane, et son leader, Michael Ben Ari, a eu l’interdiction de se présenter au cours des dernières élections pour incitations au racisme suite à un jugement de la Haute Cour.

Meir Kahane avait soutenu l’expulsion violente des Arabes d’Israël et de la Cisjordanie et proposé, à une occasion, une législation qui rendrait illégales les relations sexuelles inter-ethniques.

Otzma Yehudit affirme dorénavant soutenir l’émigration des non-Juifs d’Israël et l’expulsion des Palestiniens et des Arabes israéliens qui refusent de déclarer leur loyauté à l’Etat juif et d’accepter un statut inférieur dans un Israël élargi, dont la souveraineté s’étendrait à travers toute la Cisjordanie.

Ben Gvir est l’un des nombreux dirigeants d’Otzma Yehudit qui possède un portrait du meurtrier Baruch Goldstein chez lui. Ce dernier avait tué 29 fidèles musulmans et blessé 125 autres lors d’une fusillade dans le lieu saint du Tombeau des Patriarches à Hébron en 1994.

La fusion du parti avec HaBayit HaYehudi a été orchestrée par Netanyahu afin d’éviter de perdre des voix de droite si les partis individuels ne dépassaient pas le seuil de 3,25 % fixé par la Knesset. Il a promis à HaBayit HaYehudi deux postes ministériels dans son prochain gouvernement et donné à un membre de HaBayit HaYehudi la 28e place sur la liste du Likud pour la Knesset.

Les candidats de l’Union des partis de droite (de gauche à droite) Rafi Peretz, Itamar Ben Gvir et Bezalel Smotrich posent pour une photo, le 9 avril 2019. (Autorisation)

Toutefois, la perspective de voir Otzma Yehudit remporter un siège ou plus à la Knesset a attiré les critiques des députés israéliens dans le monde entier.

Dans un communiqué conjoint émis mardi, Smotrich et Peretz ont expliqué que l’unité entre les partis nationaux-religieux était nécessaire « afin de maximiser notre potentiel électoral et de prévenir le gaspillage de votes ».

Les deux hommes ont appelé Naftali Bennett et Ayelet Shaked à entamer des pourparlers pour une liste conjointe.

Ils avaient quitté HaBayit HaYehudi avant le dernier scrutin pour former HaYamin HaHadash, qui n’était pas parvenu à franchir le seuil électoral minimum pour siéger à la Knesset. Bennett va se présenter une nouvelle fois sous les couleurs de sa formation au mois de septembre tandis que les rumeurs vont bon train sur le parti qu’aurait choisi Shaked.

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