Haley : Le Hamas utilise des enfants « comme chair à canon »
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Haley : Le Hamas utilise des enfants « comme chair à canon »

Le groupe israélien de défense des droits de l’Homme B’Tselem a pour sa part appelé le Conseil de Sécurité des Nations unies à protéger les participants aux manifestations

Des enfants de la bande de Gaza agitent un drapeau palestinien et brûle un drapeau à l'effigie de Donald Trump, le 30 mars 2018 (Crédit : Said Khatib/AFP)
Des enfants de la bande de Gaza agitent un drapeau palestinien et brûle un drapeau à l'effigie de Donald Trump, le 30 mars 2018 (Crédit : Said Khatib/AFP)

L’ambassadrice américaine à l’ONU Nikki Haley a accusé jeudi le mouvement terroriste islamiste palestinien du Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, d’utiliser les enfants comme « chair à canon ».

« Tous ceux qui se préoccupent sérieusement des enfants à Gaza devraient exiger du Hamas qu’il arrête immédiatement leur utilisation comme chair à canon dans son conflit avec Israël », a dit Mme Haley, en dénonçant « le recours aux enfants innocents, aux femmes et aux hommes » comme boucliers humains.

Le groupe israélien de défense des droits de l’Homme B’Tselem a pour sa part appelé le Conseil de Sécurité des Nations unies à protéger les Palestiniens qui participent aux manifestations à la frontière entre Gaza et Israël.

Le directeur exécutif Hagai El-Ad a adressé jeudi une lettre exceptionnelle au secrétaire des Nations unes Antonio Guterres, lui expliquant que « prévenir davantage de pertes est une responsabilité qui doit être endossée sans délai ».

Des dizaines de milliers de Gazaouis se rassemblent chaque vendredi depuis fin mars à des manifestations le long de la frontière avec Israël, soutenus par le groupe terroriste palestinien du Hamas qui dirige l’enclave côtière. La participation n’a cessé de baisser. Quarante-et-un Palestiniens, dont des membres actifs du groupe terroriste palestinien, ont été tués par des tirs israéliens depuis le début du mouvement.

Les dirigeants du Hamas ont déclaré que le but ultime des manifestations de la « Marche du Retour » est de voir le retrait de la frontière et la libération de toute la Palestine.

Les manifestants palestiniens durant les affrontements avec les forces de sécurité israéliennes sur la frontière entre Israël et Gaza, à l’est de Khan Yunis, dans le sud de la bande de Gaza, le 20 avril 2018 (Crédit : Abed Rahim Khatib/Flash90)

De son côté, le coordinateur de l’ONU pour la paix au Moyen-Orient, Nickolay Mladenov, a à la fois appelé Israël à « calibrer sa réponse et à éviter le recours aux balles réelles » et « le Hamas et les organisateurs des protestations à éloigner les manifestants de la frontière et à éviter toute action violente et provocation ».

« Les enfants sont en danger sérieux » et « devraient être particulièrement protégés », a-t-il souligné.

Depuis le début du mouvement de protestation palestinien à la frontière avec Israël le 30 mars, « au moins quatre enfants ont été abattus par des tirs israéliens », a-t-il précisé.

« Dans les termes les plus forts, je rappelle que les civils, notamment les enfants, ne doivent pas être mis de manière volontaire en danger ou visés en aucune façon », a insisté le responsable de l’ONU.

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