HRW demande à l’Arabie saoudite de permettre un accès à des détenues
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HRW demande à l’Arabie saoudite de permettre un accès à des détenues

Soulignant les "mensonges réguliers" sur Jamal Khashoggi, l'ONG a demandé une enquête "crédible" sur les accusations de torture et de mauvais traitement d'activistes en détention

Image d’illustration d'un prisonnier derrière les barreaux (sakhorn38 / iStock via Getty images)
Image d’illustration d'un prisonnier derrière les barreaux (sakhorn38 / iStock via Getty images)

L’organisation Human Rights Watch (HRW) a demandé vendredi à l’Arabie saoudite de permettre à des observateurs indépendants internationaux d’avoir accès à des militantes saoudiennes des droits de l’Homme détenues depuis mai pour s’assurer de leur sécurité et de leur bien-être.

Le 23 novembre, les autorités saoudiennes avaient qualifié de « faux » et « sans fondement » les rapports de HRW et d’Amnesty International selon lesquels des militants des droits de l’Homme avaient été torturés et harcelés sexuellement en détention. HRW avait cité le cas de trois femmes.

Cette organisation, basée à New York, a indiqué vendredi dans un communiqué avoir reçu le 28 novembre des éléments d’une « source informée » affirmant que les autorités saoudiennes avaient torturé une quatrième femme et que, selon « diverses sources », ces abus contre des militantes se poursuivraient.

Soulignant les « mensonges réguliers » de Ryad depuis octobre sur l’assassinat en Turquie du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, HRW a demandé aux autorités saoudiennes de permettre immédiatement une enquête « crédible » sur les accusations de torture et de mauvais traitement d’activistes en détention.

Plus d’une dizaine de militants des droits de l’Homme, dont des femmes, ont été arrêtés en mai dernier, peu avant la levée de l’interdiction faite aux femmes de conduire. Ils ont été accusés de trahison et d’avoir voulu saper la stabilité du royaume saoudien.

Si certains ont retrouvé depuis la liberté, d’autres comme Loujain al-Hathloul, 29 ans, ou Aziza al-Yousef, une professeure à la retraite, restent encore derrière les barreaux, sans inculpation ni la présence d’un avocat, avait indiqué en novembre Amnesty international en appelant à leur libération « immédiate ».

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