Hulata et Ben-Shabbat auraient rencontré le chef du renseignement égyptien
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Hulata et Ben-Shabbat auraient rencontré le chef du renseignement égyptien

Les chefs entrant et sortant du Conseil national de sécurité auraient rencontré Abbas Kamel pour discuter du maintien du cessez-le-feu à Gaza négocié par l'Egypte

Le chef du renseignement égyptien Abbas Kamel assiste à une réunion des ministres des Affaires étrangères et des chefs du renseignement égyptiens et soudanais au palais Tahrir, au Caire, en Égypte, le 8 février 2018. (Crédits : Khaled Elfiqi/Pool photo via AP) 
Le chef du renseignement égyptien Abbas Kamel assiste à une réunion des ministres des Affaires étrangères et des chefs du renseignement égyptiens et soudanais au palais Tahrir, au Caire, en Égypte, le 8 février 2018. (Crédits : Khaled Elfiqi/Pool photo via AP) 

Les chefs entrant et sortant du Conseil national de sécurité se seraient rendus au Caire dimanche où ils ont rencontré le chef des services de renseignement égyptiens pour discuter du maintien du fragile cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, négocié par l’Égypte après 11 jours de combats en mai.

La rencontre, rapportée par le site d’information Walla, entre Meir Ben-Shabbat, Eyal Hulata et le président de la Direction générale des renseignements égyptiens, Abbas Kamel, a eu lieu environ deux mois après que ce dernier s’est rendu en Israël et a rencontré le Premier ministre de l’époque, Benjamin Netanyahu, pour soutenir le cessez-le-feu.

Le mois dernier, M. Hulata a été annoncé comme le choix du Premier ministre Naftali Bennett pour le poste de chef du Conseil national de la sécurité, en attendant l’approbation du cabinet. Il était à Washington la semaine dernière pour des réunions avec de hauts responsables de Biden en préparation de la visite de Bennett à la Maison Blanche qui pourrait avoir lieu dans les semaines à venir.

Le mois dernier, un fonctionnaire familier des négociations indirectes entre les parties au Caire a déclaré au TOI qu’Israël et le Hamas étaient « sur la voie » d’une nouvelle série de violences, quelques semaines seulement après la dernière flambée dans la bande de Gaza.

Le fonctionnaire a noté le durcissement de la position d’Israël depuis le conflit de 11 jours du mois de mai vis-à-vis du passage de marchandises de Kerem Shalom, où seuls des produits humanitaires essentiels limités, tels que la nourriture, les médicaments et le carburant, ont été autorisés à entrer et où presque toutes les exportations ont été interdites. Le ministre de la Défense Benny Gantz a également mené une politique conditionnant la réhabilitation de la bande de Gaza au retour de civils israéliens et des corps de deux soldats de Tsahal tombés au combat et détenus par le Hamas.

Le fonctionnaire au fait des négociations a également souligné la position « enhardie » du Hamas depuis le conflit, que son chef Yahya Sinwar a qualifié de victoire sur Israël, alors que le soutien de l’opinion publique au mouvement rival du Fatah, dirigé par le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, continue de s’effondrer.

Eyal Hulata sur une photo non datée. (Crédit : courtoisie)

Ces deux réalités concurrentes – un Israël durci et un Hamas revigoré – ne sont pas de bon augure pour les négociations sous médiation égyptienne qui ont débuté le mois dernier au Caire, a déclaré le responsable.

Discutant de la position d’Israël sur la reconstruction de Gaza, un haut fonctionnaire israélien a avoué au ToI la semaine dernière que si les principaux acteurs des pourparlers du Caire sont Israël et le Hamas, Jérusalem a insisté pour que la table des négociations soit élargie pour inclure Ramallah.

« Nous disons que l’AP doit faire partie de cette équation… parce qu’elle est la faction modérée », a soutenu le fonctionnaire.

Israël espère que cette approche aboutira à ce que Ramallah soit chargé de distribuer l’aide humanitaire qatarie à Gaza, a déclaré le responsable, tout en admettant que cette question dépend davantage de l’approbation du Hamas et du Qatar.

Le ministre de l’AP Ahmad Majdalani a déclaré la semaine dernière que les responsables de Doha et de Ramallah s’étaient mis d’accord sur un cadre général pour transférer à nouveau des fonds qataris dans la bande de Gaza, mais les banques palestiniennes freinent sa mise en œuvre.

Depuis 2018, le Qatar a versé plus de 300 millions de dollars de subventions à Gaza, qui est dirigée par les clients du Hamas de Doha. Israël a autorisé l’entrée de ces fonds dans l’enclave côtière soumise à un blocus serré en échange du calme à sa frontière sud.

On aperçoit dans le ciel nocturne des roquettes provenant de Gaza, à droite, tirées en direction d’Israël depuis Beit Lahia, dans le nord de la bande de Gaza, le 14 mai 2021, tandis que des missiles d’interception Dome de Fer, à gauche, se dressent à leur rencontre. (Crédit : Anas Baba/AFP)

Les projets qataris ont permis de financer du carburant pour la seule centrale électrique de Gaza et des hôpitaux afin de consolider le système de santé endommagé de l’enclave. Ils ont également permis de verser des centaines de millions de dollars en espèces à 100 000 familles pauvres de Gaza et aux fonctionnaires du Hamas.

Le Qatar rejette les fréquentes accusations selon lesquelles l’argent va aux groupes terroristes de l’enclave, affirmant qu’Israël sait comment l’argent est distribué.

L’accord de principe révélé par M. Majdalani a suscité l’inquiétude des banques palestiniennes, qui craignent d’être frappées de sanctions si leur argent va au Hamas. La communauté internationale boycotte largement le groupe terroriste et sanctionne les institutions financières qui traitent avec lui.

Un moyen possible de contourner les sanctions serait de transférer l’argent par les bureaux de poste de la bande de Gaza, au lieu des banques, une recommandation qui a été transmise aux responsables de l’AP, a déclaré une source familière des négociations au Times of Israel.

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