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Hussein al-Cheikh nommé secrétaire général de l’OLP

Le président de l'AP a sélectionné son ministre des Affaires civiles et potentiel successeur pour succéder à Saëb Erekat, décédé en 2020 après avoir contracté le coronavirus

Le commissaire aux affaires civiles de l’Autorité palestinienne, Hussein al-Sheikh. (Crédit : WAFA)
Le commissaire aux affaires civiles de l’Autorité palestinienne, Hussein al-Sheikh. (Crédit : WAFA)

Le président de l’Autorité palestinienne (AP) Mahmoud Abbas a nommé jeudi dans un décret officiel Hussein al-Cheikh, un des membres de sa garde rapprochée, nouveau secrétaire général de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP).

A l’issue d’une rare réunion en février dernier, le comité exécutif de l’OLP avait nommé des proches du président Abbas à des postes clés sans toutefois nommer de nouveau secrétaire général pour succéder à Saëb Erekat, décédé en 2020 après avoir contracté le coronavirus.

Mais jeudi, dans un court décret, le président de l’AP, âgé de 87 ans, a nommé son ministre des Affaires civiles et potentiel successeur Hussein al-Cheikh à titre de secrétaire général de l’OLP, regroupement de factions palestiniennes reconnue comme représentant du peuple palestinien.

De façon générale, les institutions palestiniennes sont de plus en plus décriées. Le président Abbas, élu en 2005 et dont le mandat devait s’achever en 2009, est d’ailleurs au plus bas dans les sondages et des manifestations se sont multipliées en Cisjordanie l’an passé pour appeler à sa démission.

Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas s’exprime lors de sa rencontre avec le secrétaire d’État américain Antony Blinken, le 27 mars 2022, dans la ville cisjordanienne de Ramallah. (Crédit : AP Photo/Jacquelyn Martin, POOL)

Les Palestiniens ne se sont pas rendus aux urnes lors d’élections générales depuis 2006. Mahmoud Abbas a annulé les élections prévues en avril 2021 invoquant le refus d’Israël d’autoriser le vote dans la partie orientale de Jérusalem, que les Palestiniens revendiquent comme leur capitale.

Mais selon les analystes palestiniens, M. Abbas a hésité par crainte que le Hamas ne l’emporte sur le Fatah en Cisjordanie.

L’annulation de ces élections avait été vivement critiquée par des différentes factions palestiniennes, dont les terroristes islamistes du Hamas, qui contrôlent la bande de Gaza et ne font pas partie de l’OLP, entité ayant signé les accords israélo-palestiniens d’Oslo dans les années 90.

Aaron Boxerman a contribué à cet article.

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