Indignation après les condoléances d’un juge à la famille d’un terroriste
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Indignation après les condoléances d’un juge à la famille d’un terroriste

Neal Hendel, juge né aux US, a déclaré aux proches de Sami Abu Diak, mort d'un cancer en prison, qu'il "partage leur chagrin"

Le juge à la cour suprême Neal Hendel, le 25 juillet 2018 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le juge à la cour suprême Neal Hendel, le 25 juillet 2018 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le juge à la Cour suprême Neal Hendel a suscité une vive indignation en Israël, mercredi, lorsqu’il a dit à la famille d’un terroriste récemment mort en prison qu’il « partage leur chagrin ».

Les propos de ce magistrat né aux Etats-Unis figuraient dans un jugement qui annulait une demande de remise en liberté anticipée déposée par la famille de Sami Abu Diak, décédé mardi dans un centre de détention israélien après s’être battu contre un cancer. Il est mort avant que la cour ne soit en mesure d’examiner son dossier.

Abu Diak purgeait trois peines de prison à vie pour enlèvement et homicide volontaire, entre autres. Il était lié à la branche armée de la faction du Fatah palestinienne et il avait été arrêté au début des années 2000, au cours de la seconde intifada – ou soulèvement. Il avait été condamné pour le meurtre d’Ilya Krivich, résident juif de l’implantation de Homesh, en 2001 et il avait été impliqué dans le meurtre de trois Palestiniens accusés d’avoir collaboré avec les forces de sécurité israéliennes, selon des informations.

L’Autorité palestinienne et la famille d’Abu Diak avaient réclamé sa libération pour lui permettre de mourir aux côtés de sa famille mais les responsables israéliens avaient refusé cette requête. Les Palestiniens s’étaient également tournés vers les pays européens et vers la croix rouge pour exercer des pressions sur l’Etat juif en faveur de sa libération.

Des manifestants agitent des panneaux à l’effigie de Sami Abu Diak, un terrorisme palestinien décédé d’un cancer dans les prisons israéliennes, durant une manifestation à Ramallah, le 26 novembre 2019. (Crédit : AP Photo/Nasser Nasser)

Après l’indignation publique entraînée par cette expression de sympathie, Hendel a retiré son jugement et en a émis un nouveau qui ne contient plus la formulation controversée – expliquant qu’il n’avait pas été approprié de l’émettre de lui-même. Le nouveau jugement, qui est presque identique, a été ratifié par trois magistrats.

« C’est un scandale qu’un juge de la haute-cour exprime du chagrin pour un terroriste », a déclaré la famille de Krivitz, des paroles rapportées par Ynet.

« Qu’il dise ce genre de choses n’a aucun sens », a ajouté la fille de Krivitz, Rita Rakowski, s’adressant au site d’information en hébreu.

Ilya Krivitz, victime du terrorisme (Crédit : Ministère des Affaires étrangères)

« Mon père était un homme ordinaire qui a été assassiné uniquement parce qu’il était juif. Un juge de l’Etat d’Israël ne doit pas exprimer sa position sur de telles choses. C’est tout simplement anormal », a-t-elle ajouté.

« C’est comme s’il se moquait de nous au fond de lui », a-t-elle clamé.

Le tribunal, pour sa part, a indiqué « n’avoir rien à ajouter » à la décision qui a été publiée.

Krivitz, 62 ans, avait été tué par balles dans un village palestinien situé à proximité de l’implantation de Homesh où il vivait au mois de juin 2001.

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