Rechercher

Irak: un jihadiste belge plaide non coupable affirmant s’être « fourvoyé »

Le prévenu avait reconnu avoir formé "les lionceaux du califat, une soixantaine d'enfants de huit à 13 ans, à l'entraînement sportif et au maniement des armes"

Illustration : Un terroriste de l'État islamique brandissant le drapeau du groupe terroriste sunnite, sur une photo non datée. (Crédit : Alatele fr/CC BY-SA/Flickr)
Illustration : Un terroriste de l'État islamique brandissant le drapeau du groupe terroriste sunnite, sur une photo non datée. (Crédit : Alatele fr/CC BY-SA/Flickr)

Un jihadiste belge qui avait menacé dans des vidéos la Belgique et la France a plaidé non coupable lors de son procès qui s’est ouvert jeudi à Bagdad et affirmé qu’il s’était « fourvoyé ».

Une nouvelle audience a été fixée au 22 mai, la justice irakienne faisant valoir l’absence de représentant diplomatique auprès de l’accusé, a constaté un journaliste de l’AFP.

Tarik Jadaoun, né en 1988, avait rejoint l’EI en 2014 sous le nom de guerre d’Abou Hamza al-Belgiki. Il est apparu devant la Cour pénale centrale de Bagdad vêtu de l’uniforme beige porté par des détenus en Irak, le crâne rasé et une imposante moustache noire lui barrant le visage.

Il a décliné au juge son identité en arabe et un avocat commis d’office lui a été attribué par la cour après qu’il a répondu « non » à la question de savoir s’il avait un défenseur.

Le juge lui a ensuite signifié les chefs d’inculpation: « appartenance à l’organisation Daech », l’acronyme de l’EI en arabe, et « attaques » menées avant son arrestation le 23 août 2017 à Mossoul par les troupes irakiennes, soit plus d’un mois après la reprise de la « capitale » irakienne du groupe ultraradical.

Jadaoun a indiqué être entré en Irak en juin 2015 depuis la Turquie et avoir passé une semaine à Raqa, l’autre « capitale » de l’EI, en Syrie voisine.

« Je n’étais pas combattant, je dirigeais une section d’infirmiers de l’EI, je soignais tout le monde. J’ai travaillé à l’hôpital al-Joumhouriya de Mossoul et dans des hôpitaux ambulants à Makhoul et Beïji », a-t-il plaidé. « Je suis désolé. Je me suis fourvoyé et j’en appelle à votre bienveillance ».

Il y a plusieurs mois, la justice irakienne avait annoncé que le prévenu avait reconnu lors de ses interrogatoires avoir formé « les lionceaux du califat, une soixantaine d’enfants de huit à 13 ans, à l’entraînement sportif et au maniement des armes ».

Ce Belge d’origine marocaine avait appelé dans des vidéos à frapper l’Europe et gagné le surnom de « nouvel Abaaoud », en référence à son compatriote Abdelhamid Abaaoud, l’un des auteurs des attentats du 13 novembre 2015 en France.

« Je n’avais pas le choix. Un des plus hauts dirigeants de l’EI m’a demandé de faire ces vidéos », a-t-il déclaré, avant d’ajouter qu’il avait été blessé par un obus en 2016 à Ramadi, dans l’ouest irakien.

En savoir plus sur :
S'inscrire ou se connecter
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
Se connecter avec
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation
S'inscrire pour continuer
Se connecter avec
Se connecter pour continuer
S'inscrire ou se connecter
Se connecter avec
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un email à gal@rgbmedia.org.
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.
image
Inscrivez-vous gratuitement
et continuez votre lecture
L'inscription vous permet également de commenter les articles et nous aide à améliorer votre expérience. Cela ne prend que quelques secondes.
Déjà inscrit ? Entrez votre email pour vous connecter.
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
SE CONNECTER AVEC
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation. Une fois inscrit, vous recevrez gratuitement notre Une du Jour.
Register to continue
SE CONNECTER AVEC
Log in to continue
Connectez-vous ou inscrivez-vous
SE CONNECTER AVEC
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un e-mail à .
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.