Iran : La construction de nouvelles usines nucléaires avance – haut-responsable
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Iran : La construction de nouvelles usines nucléaires avance – haut-responsable

Ali Akbar Salehi, chef de l'Organisation d'énergie atomique de la république islamique, a affirmé que les travaux sur ces centrales "avancent de manière excellente"

Sur cette photo de l'agence de presse chinoise Xinhua News, les ouvriers travaillent sur la construction d'une turbine dans la centrale nucléaire de  Bushehr , dans la ville portuaire de Bushehr, dans le sud du pays, le 25 février 2009 (Crédit : AP Photo/Xinhua, Liang Youchang)
Sur cette photo de l'agence de presse chinoise Xinhua News, les ouvriers travaillent sur la construction d'une turbine dans la centrale nucléaire de Bushehr , dans la ville portuaire de Bushehr, dans le sud du pays, le 25 février 2009 (Crédit : AP Photo/Xinhua, Liang Youchang)

La construction de deux nouvelles centrales nucléaires dans la ville de Bushehr, dans le sud de l’Iran, qui accueille la seule usine de ce type actuellement en service dans le pays, est en cours et se déroule conformément au calendrier prévu, a commenté le chef de l’énergie atomique au sein de la république islamique dans la journée de lundi.

Ali Akbar Salehi, à la tête de l’Organisation de l’énergie atomique en Iran, a fait savoir lundi que les travaux dans les deux usines prévues dans son portefeuille nucléaire « avancent de manière excellente », selon des informations parues dans les médias iraniens.

« Je me trouvais à Bushehr il y a deux ou trois jours et les centrales Bushehr 2 et Bushehr 3 sont en cours de construction », aurait dit Salehi lors d’une réunion du cabinet à Téhéran.

Le projet, qui coûtera au total plus de 8,5 milliards de dollars et qui est mené avec l’aide des Russes, devrait s’achever à l’horizon 2026.

Le seul réacteur nucléaire opérationnel de la république islamique – mis au point également avec l’assistance de Moscou – produit actuellement 1000 mégawatts d’électricité. Les nouvelles centrales produiront 1 057 mégawatts supplémentaires.

Les nations occidentales ne voient pas de risque de prolifération dans l’usine de Bushehr, la Russie fournissant le carburant pour le réacteur et récupérant celui qui, utilisé, pourrait servir à fabriquer du plutonium pour des armements.

Au début de l’année, Salehi avait déclaré que l’Iran avait leurré les inspecteurs en achetant discrètement des pièces de remplacement pour son réacteur nucléaire Arak alors que Téhéran menait des négociations en vue de la conclusion d’un accord international – selonles termes duquel le pays savait qu’il serait amené à détruire les composants d’origine.

Le vice-président iranien et chef de l’Organisation de l’énergie atomique Ali Akbar Salehi écoute une question lors d’une conférence de presse conjointe avec Miguel Arias Canete, commissaire européen chargé de l’action pour le climat et de l’énergie, au siège de la Commission européenne à Bruxelles le lundi 26 novembre 2018. (AP Photo/Francisco Seco)

Salehi s’était rappelé que durant les pourparlers qui devaient mettre au point le JCPOA (Joint Comprehensive Plan of Action), accord signé en 2015 qui avait permis la levée des sanctions imposées à la république islamique en échange du démantèlement du volet d’armement de son programme nucléaire, le chef suprême iranien Ali Khamenei avait averti les négociateurs de son pays qu’il s’attendait à ce que les Occidentaux reviennent sur le pacte.

« Quand notre équipe était au beau milieu des négociations, nous savions déjà que [les pays occidentaux] reviendraient finalement sur leurs promesses », avait dit Salehi. « Le leader [Khamenei] nous avait averti qu’ils violent les accords qu’ils sont amenés à signer. Nous avons dû agir de manière avisée. Non seulement nous avons évité de détruire les passerelles que nous avions construites, mais nous avons aussi édifié de nouvelles passerelles qui nous permettent de revenir en arrière plus vite si cela s’avère nécessaire ».

Le président américain Donald Trump s’est retiré de l’accord sur le nucléaire au mois de mai de l’année dernière. Les autres signataires – Royaume-Uni, France, Allemagne, Russie, Chine et Iran – ont alors convenu de tenter de maintenir en vie ce pacte. Trump a insisté sur le fait que la convention d’origine n’allait pas assez loin pour entraver les ambitions nucléaires iraniennes en termes d’armement et il veut renégocier le JCPOA de manière plus stricte. En même temps, Washington a imposé de lourdes sanctions sur l’Iran qui sont susceptibles d’affaiblir les capacités des parties encore impliquées à maintenir l’accord.

Le mois dernier, Salehi avait indiqué que l’Iran avait lancé « les activités préliminaires de création » d’un processus moderne d’enrichissement d’uranium à 20 %. La reprise de l’enrichissement de l’uranium, à ce niveau, peut signifier que la république islamique s’est retirée de l’accord de 2015.

Téhéran a, dans le passé, expliqué que si les parties encore en lice n’étaient pas en mesure de maintenir les bénéfices commerciaux et financiers assurés par le JCPOA, le pays se retirerait et reprendrait les volets contestés par Israël de son programme nucléaire.

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