Israël autorise les mariages jusqu’à 250 invités, malgré le rebond épidémique
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Israël autorise les mariages jusqu’à 250 invités, malgré le rebond épidémique

Les événements qui ne sont pas des mariages ou des événements religieux marquant une étape de la vie sont toujours limités à 50 participants et doivent se dérouler en extérieur

Hananel Even Hen et Shiran Habush célébrent leur mariage à Efrat, dans le Gush Etzion, le 15 mars 2020, au lendemain d'une restriction gouvernementale sur les rassemblements de plus de 10 personnes, destinée à combattre la pandémie de coronavirus. (Crédit : Gershon Elinson/Flash90)
Hananel Even Hen et Shiran Habush célébrent leur mariage à Efrat, dans le Gush Etzion, le 15 mars 2020, au lendemain d'une restriction gouvernementale sur les rassemblements de plus de 10 personnes, destinée à combattre la pandémie de coronavirus. (Crédit : Gershon Elinson/Flash90)

Malgré une récente augmentation du nombre de cas de coronavirus et la crainte d’une seconde vague épidémique, les ministres ont approuvé vendredi la tenue d’événements (mariages et cérémonies religieuses telles que circoncisions et bar et bat mitzvah) pouvant accueillir jusqu’à 250 personnes.

Selon une déclaration conjointe du cabinet du Premier ministre et du ministère de la Santé, les salles de réception devront allouer au moins deux mètres-carrés à chaque invité. Le nombre maximum d’invités ne comprend pas les employés de la salle de réception.

Le communiqué précise que les propriétaires des lieux devront conserver une liste des noms et numéros de téléphone de tous les invités pendant 20 jours après l’événement afin que, en cas d’infection, le gouvernement puisse mener une enquête épidémiologique.

D’autres événements sont toujours limités à 50 participants et doivent se dérouler dans un espace ouvert, indiquent les autorités.

Le ministère de la Santé a déclaré vendredi matin que 132 nouveaux cas de virus confirmés avaient été enregistrés depuis la veille au soir, quand Israël avait recensé plus de 200 nouvelles infections en une journée pour la première fois depuis fin avril, avant que le pays commence à assouplir les restrictions.

Parmi les malades, 34 se trouvaient dans un état grave, dont 24 sous respirateur. 39 autres personnes étaient dans un état modéré et les autres présentaient des symptômes légers. Aucun nouveau décès n’a été signalé, le nombre de morts s’élevant toujours à 300.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d’une conférence de presse à Jérusalem, le 11 juin 2020. (Crédit : capture d’écran)

Lors d’une conférence de presse à son bureau de Jérusalem jeudi soir, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a averti que des mesures radicales destinées à contenir le virus pourraient être réimposées si la récente flambée de nouveaux cas se poursuivait.

Il a expliqué que l’objectif du gouvernement était de limiter la propagation du virus tout en permettant l’activité économique.

Bien qu’il y ait de nombreux signes de reprise économique, « le problème n’est toujours pas résolu », selon M. Netanyahu. « La bonne nouvelle est que l’économie israélienne se redresse. »

En ce qui concerne l’augmentation des cas de Covid-19, le chef du gouvernement a indiqué que le rythme actuel des nouvelles infections était similaire à celui du début de la pandémie.

« Nous sommes dans une situation où la forte hausse a commencé, ce qui nous a fait courir le risque de voir des patients gravement malades et des gens mourir », a-t-il averti. « Nous devons arrêter ce pic à temps. »

« Si cela continue, nous devrons rétablir les restrictions », a-t-il ajouté, sans donner de détails.

Il a répété son appel aux Israéliens les enjoignant de porter des masques, de garder leurs distances et de se laver les mains. « Le virus ne respecte que ceux qui respectent les règles », a-t-il dit.

S’exprimant après Benjamin Netanyahu, le ministre de la Santé Yuli Edelstein a déclaré que, bien qu’il y ait une « augmentation continue de l’infection », il n’était pas favorable à un nouvel ordre de fermetures d’entreprises.

Bien qu’il soit favorable à de nouvelles réouvertures, M. Edelstein a précisé qu’il faudrait attendre qu’Israël améliore son système de dépistage et que le public adhère aux directives de distanciation sociale.

« La première question relève, pour moi, de la responsabilité du ministère de la Santé », a-t-il dit.

Un agent de nettoyage désinfecte une salle de classe du lycée Gymnasia Rehavia à Jérusalem, le 3 juin 2020. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Les responsables de la santé ont attribué une grande partie de la récente augmentation des nouveaux cas aux écoles, qui ont rouvert en mai après une fermeture de deux mois.

Selon le ministère de l’Éducation, 460 élèves et enseignants ont été testés positifs au virus, et 25 517 autres se trouvent en quarantaine.

Il a fait état de 165 écoles fermées en raison d’infections.

Mardi, M. Netanyahou a ordonné une application renforcée des règles de distanciation sociale, notamment en donnant aux fonctionnaires municipaux le pouvoir de se joindre à la police pour faire respecter le port du masque et les règles contre les grands rassemblements.

Un jour plus tôt, le gouvernement avait décidé de geler les plans d’un nouvel assouplissement des restrictions qui auraient permis la reprise du trafic ferroviaire et la réouverture des cinémas et des salles de spectacle.

Dans ce contexte de regain des contaminations, la police a intensifié l’application des règles contre les Israéliens ne portant pas de masque en public, en distribuant des centaines d’amendes mercredi. Le nombre de contraventions infligées ce jour-là, 381, était quatre fois plus élevé que n’importe quel jour de la semaine dernière, selon la Douzième chaîne. Le montant d’une telle amende s’élève à 200 shekels (50 euros).

La police a également infligé des contraventions à un plus grand nombre d’entreprises n’ayant pas respecté les règles d’urgence. Celles-ci varient entre 2 000 et 5 000 shekels (500 et 1 275 euros).

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