Israël critique la déclaration du Conseil de sécurité de l’ONU
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Israël critique la déclaration du Conseil de sécurité de l’ONU

Le pays, regrettant que la déclaration ne condamne pas le Hamas, remercie également l'administration Biden de l'avoir soutenu, après le blocage par les États-Unis de 3 déclarations

Le Conseil de Sécurité des Nations unies. (Crédit : Bernd Untiedt/CC BY SA 3.0/Wikimedia commons)
Le Conseil de Sécurité des Nations unies. (Crédit : Bernd Untiedt/CC BY SA 3.0/Wikimedia commons)

Le ministère des Affaires étrangères a critiqué le Conseil de sécurité de l’ONU pour ne pas avoir mentionné les tirs de roquettes du Hamas sur la population israélienne pendant les combats entre Tsahal et le groupe terroriste au pouvoir à Gaza.

« L’entière responsabilité de l’escalade incombe au groupe terroriste Hamas, qui a choisi d’ouvrir le feu avec des roquettes sur la capitale d’Israël, Jérusalem, la périphérie de Gaza et d’autres villes israéliennes », indique un communiqué du ministère.

Il accuse le Conseil de sécurité « d’ignorer » les plus de 4 000 roquettes tirées vers Israël pendant les 11 jours de l’opération Gardien des murs.

« Le Hamas a utilisé les habitants de la bande de Gaza comme boucliers humains, profitant cyniquement de leur désespoir, ouvrant le feu à la jonction et empêchant l’entrée de l’aide humanitaire, de la nourriture, des médicaments et l’électricité en provenance d’Israël dans la bande de Gaza », indique le ministère.

« Nous attendons de la communauté internationale qu’elle condamne le Hamas, le désarme et assure la réhabilitation de la bande de Gaza tout en empêchant l’écoulement d’argent et d’armes servant à la terreur.»

« Israël continuera de s’engager sur le sort des personnes capturées et disparues et insistera pour leur retour. »

Elle remercie également l’administration Biden de l’avoir soutenue au Conseil de sécurité, après que les États-Unis eurent bloqué trois déclarations conjointes appelant à la fin des combats, affirmant qu’elles ne contribueraient pas à cet objectif.

Les États-Unis ont toutefois soutenu la dernière déclaration.

« Les membres du Conseil de sécurité ont salué l’annonce d’un cessez-le-feu à compter du 21 mai et reconnu le rôle important joué par l’Egypte » et d’autres pays de la région, ajoute ce document approuvé par les Etats-Unis après le retrait d’un paragraphe sur la condamnation des violences.

Washington avait jusqu’ici rejeté trois déclarations, ainsi qu’un projet de résolution français exigeant « une cessation immédiate des hostilités » et appelant à « la fourniture et à la distribution sans entraves d’une aide humanitaire dans tout Gaza ».

Les membres du Conseil de Sécurité « ont souligné le besoin immédiat d’assistance humanitaire à la population civile palestinienne, plus particulièrement à Gaza, et soutenu l’appel du secrétaire général (de l’ONU Antonio Guterres) à la communauté internationale pour (…) reconstruire » l’enclave palestinienne, ajoute le texte.

Ils ont enfin relevé qu’il était « urgent de rétablir le calme et réaffirmé qu’il est important de parvenir une paix complète fondée sur la conception d’une région où deux Etats démocratiques, Israël et la Palestine, vivent côte à côte, en paix avec des frontières sûres et reconnues ».

Outre le paragraphe condamnant « tous les actes de violence contre les civils, y compris actes de terrorisme, mais aussi les actes de provocation, d’incitation et de destruction », Washington a obtenu le retrait d’une phrase évoquant la « préoccupation » du Conseil de sécurité au sujet des violences à Jérusalem-est, notamment autour des sites religieux, selon le texte initial obtenu par l’AFP.

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