Israël demande de l’aide à l’Allemagne dans l’enquête sur Deri
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Israël demande de l’aide à l’Allemagne dans l’enquête sur Deri

Les autorités recherchent des détails sur une affaire immobilière entre le frère du ministre et un homme d'affaires juif autrichien

Le président du parti ultra-orthodoxe Shas, Aryeh Deri, ministre de l'Intérieur, lors d'une réunion du groupe parlementaire de son parti à la Knesset, le 23 mai 2016. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Le président du parti ultra-orthodoxe Shas, Aryeh Deri, ministre de l'Intérieur, lors d'une réunion du groupe parlementaire de son parti à la Knesset, le 23 mai 2016. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Israël a demandé à l’Allemagne de l’aider dans l’enquête en cours concernant le ministre de l’Intérieur et président du parti Shas, Aryeh Deri, sur des soupçons de fraude.

La demande porte sur les détails d’une transaction immobilière entre Shlomo Deri un entrepreneur du bâtiment qui est le frère du leader du Shas, et l’homme d’affaires juif autrichien James Schlaff, a rapporté lundi la Dixième chaîne. Schlaff est le frère de Martin Schlaff, qui avait dans le passé été soupçonné d’avoir corrompu l’ancien Premier ministre Ariel Sharon.

Shlomo Deri avait été interrogé en avril dans le cadre d’une enquête sur des irrégularités présumées dans les avoirs immobiliers du chef de file du Shas.

Les enquêteurs de police ont fouillé cette semaine sa maison et son bureau, et lui et sa fille ont été interrogés suite à deux soupçons différents de corruption et d’irrégularités financières.

Shlomo Deri, le frère du ministre de l'Intérieur Aryeh Deri, à Jérusalem, le 23 décembre 2015. (Crédit photo: Flash90)
Shlomo Deri, le frère du ministre de l’Intérieur Aryeh Deri, à Jérusalem, le 23 décembre 2015. (Crédit photo: Flash90)

Le procureur général Avichai Mandelblit a annoncé le 31 mars qu’une enquête criminelle serait ouverte contre Aryeh Deri pour suspicion de corruption, suite à de nouvelles allégations de fraude portées contre lui.

L’enquête se concentre sur des biens immobiliers non déclarés détenus par Deri et les membres de sa famille, dont une maison de vacances dans le nord d’Israël et des appartements appartenant à chacun de ses neuf enfants.

Une équipe conjointe de détectives de l’unité anti-corruption de la police Lahav de 433 et de l’administration fiscale enquête sur le frère du ministre.

Shlomo Deri a dit qu’il avait payé la majeure partie de la villa de vacances dans la localité de Safsufa près du mont Meron, et a insisté sur le fait que l’opération était tout à fait légale.

Shlomo Deri a déjà poursuivi le quotidien financier Globes pour un article affirmant qu’il n’avait payé que 4,25 millions de Shekels (980 000 euros) pour un complexe d’appartements qu’il a acheté de son frère Aryeh dans le quartier de Givat Shaul à Jérusalem qui valait en fait entre 12 et 15 millions de shekels (entre 2,75 et 3,45 millions d’euros) et décrivant l’achat comme un acte frauduleux et un accord de paille. Il a dit qu’Aryeh Deri avait acheté le terrain en 2010 pour 3,7 millions de shekels (850 000 euros) parce qu’il avait prévu d’y construire une maison pour lui-même.

La maison de vacances du ministre de l'Intérieur Aryeh Deri à Safsufa, dans le nord d'Israël. (Capture d'écran Deuxième chaîne)
La maison de vacances du ministre de l’Intérieur Aryeh Deri à Safsufa, dans le nord d’Israël. (Capture d’écran Deuxième chaîne)

Le journal rapportait que l’ensemble du complexe avait appartenu à une société d’acquisitions qui avait construit deux tours résidentielles à proximité et que Shlomo Deri avait acheté la parcelle vide de Aryeh pour 10 millions de shekels (2,3 millions d’euros), mais inscrit au cadastre le nom d’Aryeh et les noms de membres de la famille d’Aryeh avant d’y construire un immeuble de cinq appartements.

Shlomo a expliqué que le bâtiment était resté au nom d’Aryeh Deri parce que le processus de transfert de propriété à la société d’acquisitions prenait trop de temps.
 
Aryeh Deri, qui a purgé une peine de prison pour des pots de vin durant son mandat précédent comme ministre de l’Intérieur, a cherché à minimiser les allégations au sujet de ses biens immobiliers et a dit qu’il coopérerait avec l’enquête pour prouver son innocence.

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