Israël-Hamas : Mark Milley prévient des risques d’élargissement du conflit
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Israël-Hamas : Mark Milley prévient des risques d’élargissement du conflit

Le chef d'état-major américain redoute une expansion du conflit au delà du Hamas et de Gaza

Illustration: le chef d'état-major des armées américaines Mark Milley, et le chef d'état-major israélien Aviv Kohavi lors d'une cérémonie dans les quartiers généraux de l'armée, à Tel Aviv, le 24 novembre, 2019. (Crédit : IDF)
Illustration: le chef d'état-major des armées américaines Mark Milley, et le chef d'état-major israélien Aviv Kohavi lors d'une cérémonie dans les quartiers généraux de l'armée, à Tel Aviv, le 24 novembre, 2019. (Crédit : IDF)

Le chef d’état-major américain, le général Mark Milley, a prévenu lundi Israël des risques d’élargissement du conflit avec le Hamas au-delà de Gaza, soulignant que « personne n’a intérêt à poursuivre les combats ».

« Personne ne nie à Israël le droit de se défendre », a déclaré à des journalistes le général Milley dans l’avion l’acheminant à Bruxelles, où il doit participer à une réunion des chefs d’état-major de l’Otan.

Mais « des civils sont tués, des enfants sont tués », a ajouté le plus haut gradé américain, qui s’exprimait au moment où les Etats-Unis s’opposaient une nouvelle fois à l’adoption d’une déclaration du Conseil de sécurité de l’ONU appelant à « une cessation des violences » entre Israéliens et Palestiniens.

Les bombardements israéliens sur la bande de Gaza ont repris de plus belle lundi, au terme d’une semaine noire ayant fait 200 morts dans l’enclave palestinienne, tandis que le mouvement Hamas du continue ses tirs de roquettes.

« Israël tente de se défendre », a ajouté le général Milley. « Cela dit, le niveau de violence est tel là-bas qu’il n’est dans l’intérêt de personne de continuer les combats ».

Questionné sur une possible implication de l’Iran en soutien au Hamas, le chef d’état-major a noté que « ce niveau de violence est déstabilisant au-delà des limites de Gaza ».

« Quels que soient les objectifs militaires, les conséquences devraient être prises en compte », a-t-il conclu. « A mon avis, la désescalade est la chose à faire, à ce stade, pour toutes les parties concernées ».

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