Israël prêt à discuter du litige frontalier avec le Liban
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Israël prêt à discuter du litige frontalier avec le Liban

Le litige frontalier maritime entre le Liban et Israël a pris une nouvelle dimension avec la découverte de gaz en Méditerranée orientale

David Satterfield (Crédit : Wikimedia)
David Satterfield (Crédit : Wikimedia)

Un haut diplomate américain a assuré qu’Israël était prêt à mener des négociations avec le Liban sur le litige des frontières terrestres et maritimes entre les deux pays, techniquement toujours en guerre, ont affirmé mardi deux responsables libanais.

Interrogé par l’AFP, le ministère israélien des Affaires étrangères n’a pas souhaité faire de commentaire.

Pour la deuxième fois en une semaine, le secrétaire d’Etat adjoint pour les affaires du Proche-Orient, David Satterfield, s’est rendu lundi à Beyrouth, qu’il a quitté mardi après plusieurs rencontres avec des responsables libanais.

M. Satterfield a alors « dit aux responsables qu’Israël était disposé à tenir des négociations pour établir la frontière maritime » avec le Liban, a dit à l’AFP une personne présente à cette rencontre et souhaitant conserver l’anonymat.

L’Etat hébreu a également accepté de discuter de la frontière terrestre, dont certaines zones sont encore disputées par les deux pays même après le retrait d’Israël du sud du Liban en 2000.

Des pourparlers réunissant une délégation de chaque pays pourraient se tenir au quartier général de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), dans le sud du Liban, selon la personne présente à la rencontre avec M. Satterfield.

Les Nations unies ne participeraient pas à ces pourparlers, a-t-elle précisé.

Une autre source proche du dossier a affirmé qu’ils débuteraient d’ici peu. « Il y a eu des progrès de manière générale, et la question est de régler les derniers détails avant le début des négociations », a-t-elle dit.

Le litige frontalier maritime entre le Liban et Israël a pris une nouvelle dimension avec la découverte de gaz en Méditerranée orientale ces dernières années, qui a fait naître de grands espoirs, et attisé les tensions dans une région déjà explosive.

Le Liban a signé en février 2018 son premier contrat d’exploration offshore avec un consortium dominé par le groupe français Total. Deux blocs sont concernés, notamment le bloc 9, dont une partie se trouverait dans une zone maritime disputée avec Israël.

Au Liban, les travaux de forage dans le bloc 4 doivent débuter en décembre, et ceux du bloc 9 quelques mois plus tard. Le pays a aussi lancé en avril un appel d’offres pour l’exploration de cinq autres blocs, donc deux adjacents à l’espace maritime israélien.

Selon le groupe Total, la dispute frontalière entre le Liban et Israël concerne « moins de 8 % de la surface du bloc 9 ». Il a assuré en 2018 que les travaux de forage ne se dérouleraient pas dans ce secteur.

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