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J-M Le Pen : Faurisson « emblématique du recul des libertés d’expression »

Le co-fondateur du FN a été condamné pour avoir affirmé que les chambres à gaz étaient "un détail" de l'histoire

Jean-Marie Le Pen fondateur du Front national, en conférence de presse à Marignane, le 31 mai 2017. (Crédit : Franck Pennant/AFP)
Jean-Marie Le Pen fondateur du Front national, en conférence de presse à Marignane, le 31 mai 2017. (Crédit : Franck Pennant/AFP)

Jean-Marie Le Pen, cofondateur du Front national (FN, devenu RN), a jugé lundi que le cas de Robert Faurisson, négationniste français mort dimanche 21 octobre au soir, était « emblématique du recul des libertés d’expression et d’opinion » en France.

« Je ne connaissais pas Robert Faurisson, mais les moyens considérables employés durant des décennies pour le réduire au silence me paraissent emblématiques du recul des libertés d’expression et d’opinion dans notre pays », écrit M. Le Pen dans un communiqué.

« Les lois dites mémorielles employées pour criminaliser les adversaires politiques de tous bords sont la marque d’un virage anti-démocratique dont les divers pouvoirs usent et abusent contre l’esprit patriotique et les rébellions identitaires des peuples », poursuit l’ancien candidat du FN à la présidentielle.

Condamné à de nombreuses reprises en France entre 1981 et 2007, notamment pour contestation de crime contre l’humanité et provocation à la discrimination, Robert Faurisson a été le premier justiciable français condamné en vertu de la loi Gayssot de 1990 visant à réprimer tout acte raciste, antisémite ou xénophobe.

Robert Faurisson (d.) jouant le rôle de Serge Klarsfeld dans un sketch de Dieudonné (Crédit: capture d’écran Youtube/Fred Scalliet)

M. Le Pen a quant à lui été condamné en justice pour avoir affirmé que les chambres à gaz était « un détail » de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale.

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