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Khamenei juge « absurde » de penser que l’Iran va produire une bombe atomique

Pour le guide suprême iranien, "il faut penser à demain (...) tôt ou tard, nous aurons un besoin urgent d'énergie nucléaire pacifique"

Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, s'adresse à la nation dans un discours télévisé marquant l'anniversaire du prophète musulman Mahomet, à Téhéran, en Iran, le 3 novembre 2020. (Crédit : Bureau du guide suprême iranien via AP)
Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, s'adresse à la nation dans un discours télévisé marquant l'anniversaire du prophète musulman Mahomet, à Téhéran, en Iran, le 3 novembre 2020. (Crédit : Bureau du guide suprême iranien via AP)

Le guide suprême de la République islamique l’ayatollah Ali Khamenei a qualifié jeudi d' »absurde » les accusations selon lesquelles son pays se préparait à produire une bombe atomique, réaffirmant une nouvelle fois que le programme nucléaire iranien est pacifique.

L’Iran est engagé dans des négociations, directes avec la Grande-Bretagne, la Chine, la France, l’Allemagne et la Russie et indirectes avec les Etats-Unis, pour relancer l’accord nucléaire, conclu en 2015 et censé empêcher Téhéran de se doter de la bombe atomique.

« Le front ennemi fait cruellement pression, imposant des sanctions sur notre énergie nucléaire », a déclaré l’ayatollah Ali Khamenei à l’occasion de la commémoration d’une date clé de la révolution de 1979 qui a renversé la monarchie.

« Ils affirment que l’Iran va produire la bombe: ce sont des mots absurdes qui n’ont aucun sens », a-t-il encore dit dans une allocution télévisée.

Sur cette image réalisée à partir d’une vidéo du 17 avril 2021, publiée par la télévision d’État Islamic Republic Iran Broadcasting, IRIB, diverses machines à centrifuger sont alignées dans un hall de l’installation d’enrichissement d’uranium de Natanz, en Iran. (IRIB via AP, File)

Les pourparlers à Vienne visent à mettre en œuvre un « retour mutuel » de Washington et de Téhéran dans l’accord qui offre un allègement des sanctions contre l’Iran en échange de restrictions sur son programme nucléaire.

L’Iran a toujours démenti chercher à se doter de l’arme atomique, même s’il est revenu sur certains de ses engagements en réponse au retrait américain unilatéral en 2018 de l’accord et le rétablissement de sévères sanctions économiques contre Téhéran.

Après avoir dépassé notamment le taux d’enrichissement et la quantité d’eau lourde autorisés en vertu de l’accord de 2015, l’Iran a annoncé début 2020 qu’il ne se sentait plus tenu par aucune limite « sur le nombre de ses centrifugeuses ».

Les Occidentaux veulent que les négociations en cours pour un retour à l’accord de 2015 aboutissent rapidement estimant que le temps presse, Téhéran accélérant son programme nucléaire.

Le Palais Cobourg, lieu des pourparlers de relance du Plan d’action global conjoint (JCPOA), à Vienne, le 29 novembre 2021. (Crédit : VLADIMIR SIMICEK / AFP)

L’Iran n’a plus que quelques « jours » pour se rallier à un accord ou déclencher une « grave crise » de prolifération, a encore averti mercredi Paris.

« Nous sommes plus proches que jamais d’un accord; toutefois, rien n’est convenu tant que tout n’est pas convenu », a par la suite tweeté le négociateur iranien Ali Baghéri.

Plus tôt, Téhéran avait affirmé vouloir, en gage de garantie, une « déclaration politique » du Congrès américain dans laquelle les Etats-Unis s’engagent à revenir à l’accord et à le mettre en œuvre.

« Ils savent que nous ne recherchons pas des armes nucléaires, mais une utilisation pacifique du nucléaire. Ils font pression pour empêcher la nation iranienne de réaliser ce progrès significatif », a accusé l’ayatollah Khamenei.

Pour le guide suprême iranien, « il faut penser à demain (…) tôt ou tard, nous aurons un besoin urgent d’énergie nucléaire pacifique »

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