Khamenei n’a « pas d’inquiétude » après l’élection de Trump
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Khamenei n’a « pas d’inquiétude » après l’élection de Trump

"Grâce à Dieu, nous sommes prêts à faire face à toute possibilité", a déclaré le guide suprême iranien

L'Ayatollah Ali Khamenei à l'occasion d'un discours à la nation à l'occasion de Noruz, le Nouvel An iranien, à Téhéran, le 20 mars 2014. (Crédit : bureau du Guide suprême/AFP)
L'Ayatollah Ali Khamenei à l'occasion d'un discours à la nation à l'occasion de Noruz, le Nouvel An iranien, à Téhéran, le 20 mars 2014. (Crédit : bureau du Guide suprême/AFP)

Le guide suprême iranien, Ali Khamenei, a affirmé mercredi que l’Iran n’avait « pas d’inquiétude » après l’élection de Donald Trump comme président des Etats-Unis, pays qui, quel que soit son dirigeant, s’est toujours opposé à l’Iran selon lui.

« Cela ne fait aucune différence pour nous. Nous n’avons pas d’inquiétude et, grâce à Dieu, nous sommes prêts à faire face à toute possibilité », a déclaré le guide dans un discours à Téhéran publié sur son site internet.

Il a expliqué ne pas avoir de « jugement sur cette élection » car « au cours des 37 dernières années, aucun des partis (républicain ou démocrate) ayant dirigé l’Amérique ne nous a fait du bien et leur malfaisance a en permanence été dirigée contre nous ».

Selon Ali Khamenei, « ce sur quoi nous devons nous concentrer maintenant, c’est sortir le pays de ses problèmes actuels ou à venir, et la seule manière (d’y parvenir) est de préserver et de renforcer l’intégrité nationale et le système » en place.

Avant le scrutin, le président iranien Hassan Rouhani avait déclaré que le choix entre la candidate démocrate Hillary Clinton et le candidat républicain Donald Trump était un choix entre « le mal » et le « pire », sans dire qui était « le pire ».

Le président iranien, Hassan Rouhani, pendant une conférence de presse à Shanghai, le 22 mai 2014. (Crédit : AFP/Mark Ralston)
Le président iranien, Hassan Rouhani, pendant une conférence de presse à Shanghai, le 22 mai 2014. (Crédit : AFP/Mark Ralston)

En dépit d’un dégel très relatif à l’occasion de l’accord international de juillet 2015 sur le programme nucléaire iranien, l’Iran considère toujours les Etats-Unis comme son principal « ennemi ».

Les deux pays ont rompu leurs relations diplomatiques en 1980 quelques mois après la révolution islamique iranienne de 1979 ayant renversé le shah d’Iran, allié des Etats-Unis.

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