Kohavi : le Hezbollah bloque les inspections de la FINUL
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Kohavi : le Hezbollah bloque les inspections de la FINUL

Les commentaires du chef de Tsahal surviennent alors qu'Israël cherche à faire renforcer le rôle de la FINUL alors que son mandat doit être renouvelé à la fin du mois

Photo prise le 16 décembre dans le village de Meiss al-Jabal. La FINUL observe les opérations d'excavation par l'armée israélienne du côté israélien de la frontière. A droite, un drapeau du Hezbollah. (Crédit : AP/Mahmoud Zayyat/AFP)
Photo prise le 16 décembre dans le village de Meiss al-Jabal. La FINUL observe les opérations d'excavation par l'armée israélienne du côté israélien de la frontière. A droite, un drapeau du Hezbollah. (Crédit : AP/Mahmoud Zayyat/AFP)

Mardi, le chef d’Etat major de l’armée israélienne Aviv Kohavi a accusé le groupe terroriste libanais du Hezbollah d’empêcher les forces de maintien de la paix des Nations unies de réaliser leur mission le long de la frontière nord d’Israël.

« Le Hezbollah est devenu une armée terroriste opérant à Beyrouth, a déclaré Kohavi lors d’une cérémonie. Il enfreint de manière grossière le droit international, il continue à s’armer, notamment avec des armes de précision, pour tenter de nuire à Israël ».

« Le Hezbollah stocke des armes et empêche les inspections des forces de la FINUL », a-t-il dit.

Ses commentaires interviennent alors que le mandat de la FINUL doit être renouvelé à la fin du mois. Israël, avec le soutien des Etats-Unis, appelle à des changements majeurs sur ses prérogatives.

Le chef d’état-major Aviv Kohavi, à gauche avec le commandant de la FINUL Stefano Del Col aux quartiers généraux de l’armée israélienne à Tel Aviv le 1er septembre 2019. (Crédit : armée israélienne)

Le Conseil de sécurité des Nations unies reste divisé sur la manière dont la mission de maintien de la paix des Nations unies dans le sud Liban devrait opérer sur le terrain. Les Etats-Unis soutiennent les demandes d’Israël pour procéder à des changements majeurs.

La FINUL a été créée pour superviser le retrait des troupes israéliennes après une invasion en 1978. La mission a été prolongée après une guerre de 2006 entre Israël et les terroristes du Hezbollah pour que le forces de maintien de la paix puissent se déployer le long de la frontière libano-israélienne. L’objectif était d’aider les troupes libanaises à étendre leur autorité dans le sud du pays pour la première fois depuis des décennies.

Israël a accusé, à de nombreuses reprises, les terroristes du Hezbollah soutenus par l’Iran d’empêcher les forces de maintient de la paix de mener leur mandat.

L’ancien ambassadeur d’Israël aux Nations unies Danny Danon a déclaré en mai qu’Israël demandera que les forces de maintien de la paix aient accès à tous les sites. Israël souhaite qu’elles aient une liberté de mouvement et à chaque fois qu’elles sont bloquées, le Conseil de Sécurité des Nations unies doit être immédiatement informé.

Au 15 juin, la FINUL comprenait 10 275 soldats venus de 45 pays, 238 personnels civils internationaux et 580 personnels civils nationaux.

Sa force maritime comprend six navires, deux hélicoptères et 864 soldats du personnel militaire de la force. Pourtant, un navire a été endommagé dans la récente explosion au port de Beyrouth et plus de 20 membres de personnel de la marine ont été blessés, dont deux grièvement.

Les commentaires Kohavi sont aussi intervenus le même jour que la condamnation d’un membre du Hezbollah prononcée par un tribunal soutenu par l’ONU. Le terroriste du Hezbollah a été condamné pour son implication dans l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri.

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