La Commission de la fonction publique abandonne l’enquête sur David Keyes
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La Commission de la fonction publique abandonne l’enquête sur David Keyes

La Commission met également fin à l'interrogatoire de l'Ambassadeur Ron Dermer, qui n'a pas transmis d'informations sur des allégations d'inconduite sexuelle

Raphael Ahren est le correspondant diplomatique du Times of Israël

David Keyes s'adresse au Premier ministre Benjamin Netanyahu alors qu'il ouvre la réunion hebdomadaire du cabinet à son bureau de Jérusalem, le 23 juillet 2018. (Gali Tibbon/Pool via AP)
David Keyes s'adresse au Premier ministre Benjamin Netanyahu alors qu'il ouvre la réunion hebdomadaire du cabinet à son bureau de Jérusalem, le 23 juillet 2018. (Gali Tibbon/Pool via AP)

Cette semaine, la Commission de la fonction publique israélienne a officiellement clos son enquête sur les allégations de mauvaise conduite de David Keyes, porte-parole du Premier ministre Benjamin Netanyahu auprès des médias internationaux et sur l’ambassadeur aux États-Unis, Ron Dermer.

Dans une lettre adressée au cabinet du Premier ministre, le chef du département de discipline de la Commission, Guy David, a écrit qu’aucun acte répréhensible de la part de Keyes ou de Dermer n’avait été établi qui nécessiterait d’autres mesures disciplinaires.

Keyes avait pris un congé à durée indéterminée en septembre, en raison de multiples accusations de comportement sexuel inapproprié.

Dermer avait reçu des informations du journaliste Bret Stephens au sujet de l’inconduite présumée de Keyes, mais il n’avait pas transmis l’avertissement au Cabinet du Premier ministre.

Dans sa lettre de cette semaine, M. David a noté que la plupart des plaintes contre Keyes portaient sur la période qui a précédé son entrée au service de M. Netanyahu et a cité une loi de 1963 qui stipule que des mesures disciplinaires ne peuvent être prises contre des fonctionnaires que pour des actes commis pendant qu’ils travaillaient pour l’État.

En l’absence de toute preuve d’agression sexuelle, la commission a donc classé l’affaire, a noté David, ajoutant toutefois que cette décision était simplement fondée sur des critères juridiques. Les conclusions de la commission ne disent rien sur la véracité des plaintes ni sur la question de l’adéquation de Keyes à son poste, qui est à la discrétion du cabinet du Premier ministre, a-t-il conclu.

Bret Stephens à l’université de Chicago, le 7 juin 2014. (Crédit : Jason Smith via JTA)

Au sujet de Dermer, M. David a écrit que la commission avait demandé à Orna Sagiv, du ministère des Affaires étrangères, d’examiner la question. Sagiv a demandé à l’envoyé américain pourquoi il n’avait pas rapporté l’avertissement de Stephens, ce à quoi il a répondu qu’il se souvenait avoir parlé au journaliste fin 2016, mais que ce dernier ne lui aurait fait aucune déclarations particulières qui auraient justifié un rapport.

L’appel de M. Stephens a eu lieu sept mois après que M. Keyes a commencé à travailler au cabinet du Premier ministre et son contenu était semblable à celui des déclarations qui avaient déjà été faites, a expliqué M. Dermer à Mme Sagiv.

« Dans ces circonstances, il semble que l’argument de Dermer selon lequel il n’a rien vu de nouveau dans l’avertissement de Stephens puisse être accepté », a écrit David.

La semaine dernière, la chaîne d’information Hadashot TV a annoncé pour la première fois que la Commission de la fonction publique avait abandonné son enquête sur Keyes et Ron Dermer. Selon le rapport, Keyes quitterait officiellement son poste de porte-parole de Netanyahu en échange de la clôture de l’affaire.

Le cabinet du Premier ministre n’a pas répondu jeudi à une question du Times of Israel pour savoir si Keyes travaillait toujours pour Netanyahu.

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