La danse n’est pas facile à montrer en ligne – mais Vertigo tente le coup
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La danse n’est pas facile à montrer en ligne – mais Vertigo tente le coup

De courts extraits de spectacles et des ateliers virtuels font partie de l'expérience des internautes, alors que la troupe surfe à vue à travers la pandémie

Jessica Steinberg est responsable notre rubrique « Culture & Art de vivre »

Pendant les mois de la pandémie, la troupe Vertigo s’est produite en ligne, à l’occasion d’un événement de type drive-in sur un parking de Jérusalem et lors de petits ateliers en plein air organisés dans son village éco-artistique de la vallée d’Ella.

Aujourd’hui, elle revient sur internet pour le festival de danse Vertigo, qui commencera le 27 décembre et qui s’achèvera le 31 décembre, avec un site flambant neuf qui facilitera l’expérience de visionnage du public – petits et grands.

La danse n’est pas simple à montrer sur internet, estime Noa Wertheim, qui a cofondé Vertigo aux côtés de son partenaire dans le travail comme dans la vie, Adi Shaal, et il a fallu une approche différente pour présenter pleinement l’expérience de la troupe.

« On montre des moments et des extraits plus courts en ligne, ce qui permet vraiment d’avoir le temps de se promener sur le site internet et d’apprendre à mieux connaître la troupe », note Wertheim. « On peut vraiment se plonger dans le site et découvrir davantage Vertigo ».

Il y a eu encore d’autres ajustements sur le site internet, avec des extraits des ateliers de travail pendant le festival, un clip montrant une séquence de la conférence de Wertheim sur TEDx, un aperçu des Premières récentes des spectacles des danseurs et un navigateur aléatoire, sur le site, qui amène les internautes là où ils n’auraient peut-être pas eu l’idée d’aller.

« C’est dynamique, c’est éducatif et c’est vraiment bien », s’exclame Wertheim.

Vertigo a pu, dans l’ensemble, continuer à travailler, explique Wertheim, un grand nombre de ses membres vivant dans le village éco-artistique de la troupe.

Pendant la pandémie, ils ont continué à présenter leurs nouvelles chorégraphies, parfois sur Zoom, dansant parfois en direct avec d’autres festivals en ligne. Ils ont même organisé un atelier de travail pour un événement en Inde.

« Nous formons une capsule », dit Wertheim qui utilise le terme israélien désignant un petit groupe de gens. « On a fait tout ce qu’on a pu faire pendant l’été mais les artistes sont devenus une population qui n’est pas autorisée à travailler. C’est comme une initiative qui viserait à nous effacer – mais je garde de l’espoir ».

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