La détention du soldat de Hébron prolongée
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La détention du soldat de Hébron prolongée

Le soldat avait tiré sur un terroriste palestinien, qui avait été déjà neutralisé

Le soldat israélien accusé d'avoir tiré sur un terroriste palestinien à Hébron, pendant une audience du tribunal militaire à Tel-Aviv, le 5 avril 2016. (Crédit : Flash90)
Le soldat israélien accusé d'avoir tiré sur un terroriste palestinien à Hébron, pendant une audience du tribunal militaire à Tel-Aviv, le 5 avril 2016. (Crédit : Flash90)

La détention d’un soldat de Tsahal, qui a tiré sur un terroriste palestinien qui avait été neutralisé après avoir mené une attaque près d’une implantation juive à Hébron le mois dernier, a été prolongé de huit jours.

Il sera détenu sur une base de Tsahal, a décidé une cour militaire.

Le soldat, un Franco-Israélien de 19 ans, comparaîtra une nouvelle fois devant un tribunal le 14 avril, a dit son conseiller, Binyamin Malcha.

Le sergent, dont les médias ne peuvent diffuser ni l’image ni l’identité en raison de la censure militaire, est accusé d’avoir achevé d’une balle dans la tête, le 24 mars, un Palestinien blessé et à terre qui avait auparavant attaqué des soldats israéliens au couteau à Hébron, dans le sud de la Cisjordanie occupée.

Une autopsie pratiquée dimanche a établi que le coup de feu tiré par le soldat aujourd’hui mis en cause avait été fatal au Palestinien de 21 ans.

Les faits ont été documentés par une vidéo qui s’est propagée sur les réseaux sociaux. Le Palestinien ne semblait plus représenter le moindre danger pour les soldats et les infirmiers alentour.

Le cas du soldat divise profondément les Israéliens, entre ceux qui plaident pour le respect par l’armée de valeurs éthiques comme l’usage proportionnel de la force et ceux qui au contraire défendent le militaire en invoquant la multiplication des attaques palestiniennes.

L’état-major a fermement condamné l’acte du soldat. Les avocats de ce dernier disent qu’il a tiré en croyant que le Palestinien pouvait représenter encore une menace et porter une ceinture d’explosifs.

Le soldat avait d’abord été détenu dans une prison militaire. Mais la justice militaire a ensuite ordonné qu’il soit transféré à sa base et qu’il y soit confiné. Sous ce régime moins rigoureux, il est libre de ses mouvements à l’intérieur de la base mais ne peut pas parler à des soldats qui auraient été témoins des faits.

Il n’est pas encore inculpé. L’accusation a indiqué enquêter contre lui pour homicide volontaire, et non pas pour la qualification plus grave d’assassinat qui, selon les médias, était envisagée initialement par les enquêteurs.

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