La directrice de l’UNESCO critique vivement les états-membres pour le vote sur Jérusalem
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La directrice de l’UNESCO critique vivement les états-membres pour le vote sur Jérusalem

Après qu'Israël ait rompu les liens avec l'agence culturelle de l'ONU, Irina Bokova affirme que "nier, abandonner ou effacer les traditions juives, chrétiennes ou musulmanes revient à saper les activités de l'organisation"

Raphael Ahren est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Capture d’écran Irina Bokova (Crédit : wIKIMEDIA COMMONS)
Capture d’écran Irina Bokova (Crédit : wIKIMEDIA COMMONS)

La directrice-générale de l’agence culturelle des Nations unies a fait part de sa consternation et de son opposition face aux propres membres de son organisation, vendredi, vingt-quatre heures après que l’adoption par l’UNESCO d’une résolution rejetant le lien historique juif aux lieux saints de Jérusalem.

Même si elle n’a pas explicitement mentionné la résolution, Irina Bokova n’a pas caché sa désapprobation face à la motion, affirmant que tout effort visant à nier l’Histoire et le caractère pluri-confessionnel complexe de la ville ne peut que nuire à l’UNESCO.

“Le patrimoine de Jérusalem est indivisible, et chacune de ses communautés a le droit à la reconnaissance explicite de son histoire et de sa relation avec la ville », a expliqué Bokova dans un communiqué.

Bokova a noté les « traditions culturelles et spirituelles » de toutes les confessions à Jérusalem « construites sur des textes et des références, connus par tous, qui sont une part intrinsèque des identités et de l’histoire des peuples. ».

“Nier, abandonner ou effacer les traditions juives, chrétiennes ou musulmanes revient à saper l’intégrité du lieu, et s’oppose aux raisons qui ont justifié son inscription sur la liste du Patrimoine Mondial de l’UNESCO », a-t-elle ajouté.

« Quand ces divisions débordent dans l’UNESCO, organisation consacrée au dialogue et à la paix, elles nous empêchent de mener notre mission.”

Les initiatives que pourrait maintenant prendre Bokova dans le sillage de ce communiqué restent incertaines.

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