La Grèce va reprendre 1 500 demandeurs d’asile d’Allemagne
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La Grèce va reprendre 1 500 demandeurs d’asile d’Allemagne

Athènes a accepté le retour de ces exilés dans le cadre des accords bilatéraux "transitoires", passés entre l'Allemagne, la Grèce et l'Espagne après le sommet européen

Un canot transportant des réfugiés débarque sur une plage de l'île de Lesbos au nord de la Grèce (Crédit : Boaz Arad/IsraAID)
Un canot transportant des réfugiés débarque sur une plage de l'île de Lesbos au nord de la Grèce (Crédit : Boaz Arad/IsraAID)

La Grèce va prochainement reprendre 1 500 demandeurs d’asile d’Allemagne dans le cadre de l’accord passé entre ces deux pays après le sommet européen de juin sur la gestion migratoire, a indiqué mercredi Dimitris Vitsas, ministre de la Politique migratoire.

« Le premier semestre 2018, il y a eu 1 500 demandes de reprises par l’Allemagne, elles seront acceptées », a affirmé le ministre lors d’une conférence de presse.

Athènes a accepté le retour de ces exilés dans le cadre des accords bilatéraux « transitoires », passés entre l’Allemagne, la Grèce et l’Espagne après le sommet européen.

Ces accords prévoient la reprise à l’avenir par la Grèce et l’Espagne des demandeurs d’asile qui seront interpellés à la frontière germano-autrichienne, s’ils ont déjà été enregistrés dans les bases européennes de données EURODAC.

Dans l’attente d’une révision du système européen d’asile, qui divise l’Union européenne, ces pactes visent à « trouver une solution unique européenne pour le règlement du flux migratoire et limiter les actes unilatéraux », a souligné M. Vitsas.

La chancelière Angela Merkel avait promis ce type d’accords bilatéraux au sein de l’UE pour convaincre son ministre de l’Intérieur Horst Seehofer de renoncer à son projet de refouler unilatéralement d’Allemagne dès début juillet tout demandeur d’asile déjà enregistré dans EURODAC.

En échange de la prise en charge des premiers retournés, Berlin a promis à Athènes d’accepter 2 900 candidats au regroupement familial, selon M. Vitsas. L’Allemagne a déjà accepté 2 000 de ces demandes, a-t-il précisé.

La Grèce peine toujours à prendre en charge quelque 60 000 migrants et réfugiés bloqués sur son territoire depuis le grand exode d’il y a trois ans et la fermeture des frontières en Europe en 2016.

Même si les arrivées de Turquie ont été réduites de « 96 % » par rapport à 2015, « des problèmes d’intégration ou de logement » préoccupent toujours les autorités, selon le ministre, qui a promis la mise à disposition de ces exilés de 2 000 nouveaux logements prochainement.

L’entassement pour plusieurs mois des arrivants dans les camps insalubres installés sur cinq îles dans l’est de la mer Égée, reste aussi un casse-tête pour le gouvernement, en dépit des efforts déployés pour transférer en Grèce continentale ceux jugés éligibles à l’asile.

Ces derniers mois « 6 615 demandeurs d’asile ont été transférés, dont des familles vulnérables, », s’est félicité le ministre, assurant que le pays ne permettra pas l’ouverture sur les îles de nouveaux centres d’accueil et d’enregistrement.

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