Rechercher

La justice refuse d’intervenir dans le conflit social d’El Al

Le tribunal du travail de Tel Aviv n'obligera pas les pilotes, en grève pour des questions salariales, à reprendre le travail ; de nouvelles annulations de vols sont à craindre

Illustration du 10 mars 2020. Des avions de la compagnie El Al sont stationnés à l’aéroport Ben Gurion, près de Tel Aviv. (Crédit : AP Photo/Ariel Schalit, File)
Illustration du 10 mars 2020. Des avions de la compagnie El Al sont stationnés à l’aéroport Ben Gurion, près de Tel Aviv. (Crédit : AP Photo/Ariel Schalit, File)

Des dizaines de vols de la compagnie El Al risquent d’être annulés, la semaine prochaine, suite au refus du tribunal de Tel Aviv, vendredi, d’intervenir dans le conflit social entre la compagnie israélienne et ses pilotes.

Le différend, qui a pour origine un désaccord sur les conditions de travail des pilotes, a causé des annulations de vols quasi-quotidiennes, ces derniers temps.

Les pilotes exigent que leurs salaires reviennent aux niveaux d’avant la pandémie, conformément à un précédent accord conclu en 2017.

El Al avait demandé au tribunal du travail de Tel Aviv de contraindre les pilotes à reprendre le travail. Le tribunal s’y est refusé, invitant les deux parties à reprendre les négociations et maintenir le programme de vols habituel.

Des voyageurs font la queue dans le hall des départs de l’aéroport Ben Gurion, le 30 mai 2022. (Crédit : Arie Leib Abrams/Flash90)

Le différend, qui dure depuis plusieurs mois maintenant, a contraint la compagnie à ne pas prendre part au traditionnel défilé aérien de Yom HaAtsmaout, le mois dernier.

Dans un communiqué, El Al a déclaré que le tribunal réexaminerait sa demande d’injonctions si le dialogue social n’aboutissait pas.

« La compagnie espère que ce dialogue permettra aux parties de s’entendre, au profit des employés et des clients de l’entreprise. Elle demande au syndicat des pilotes de venir à la table des négociations animé de l’intention sincère de parvenir à un accord. »

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...