La Knesset vote le budget en première lecture
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La Knesset vote le budget en première lecture

Kahlon affirme que l'adoption d'un cinquième budget en 5 ans serait "sans précédent", signe de la stabilité et de la fermeté de l'économie israélienne

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le ministre des Finances Moshe Kahlon (à droite) lors d'un vote de la Knesset sur le budget de l'Etat de 2019 le 13 février 2018. (Yonatan Sindel/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le ministre des Finances Moshe Kahlon (à droite) lors d'un vote de la Knesset sur le budget de l'Etat de 2019 le 13 février 2018. (Yonatan Sindel/Flash90)

Alors que les Israéliens suivaient de près le feuilleton politique mardi soir au sujet de la décision de la police de recommander que le Premier ministre Benjamin Netanyahu soit inculpé dans deux affaires de corruption, la Knesset a discrètement adopté le budget de 2019 en première lecture.

Le budget, qui a été adopté par 60 voix contre 50, va maintenant être soumis à l’approbation de la commission des Finances, après quoi il sera soumis au vote en deuxième et troisième lectures à la Knesset avant de devenir loi. Netanyahu a salué le succès de la première lecture, et a promis que son gouvernement « continuera à travailler pour les intérêts de l’Etat pendant longtemps ».

Le budget de cette année s’élèvera à 397,4 milliards de shekels (112 milliards de dollars). Parmi ses dépenses figurent 60 milliards de shekels pour l’éducation, 38 milliards de shekels pour la santé, 13 milliards de shekels pour l’aide sociale et les survivants de l’Holocauste, ainsi que 68 milliards de shekels pour la sécurité.

Le ministère des Finances a déclaré que le déficit budgétaire en 2019 s’élèvera à 2,9 % du produit intérieur brut.

S’il était adopté, le budget serait le cinquième du gouvernement actuel à devenir loi depuis la formation de la coalition en 2015, une exception dans le système politique israélien qui voit rarement le gouvernement remplir la totalité de son mandat de cinq ans.

« Il s’agit d’une performance sans précédent pour le gouvernement, la Knesset et l’économie israélienne », a déclaré le ministre des Finances Moshe Kahlon, chef du parti Koulanou. « Cela montre au monde entier la stabilité et la constance de l’économie israélienne. »

Le ministre des Finances Moshe Kahlon prend la parole à la Knesset avant le vote sur le budget de l’État de 2019, le 13 février 2018. (Yonatan Sindel/Flash90)

Les efforts déployés par Kahlon pour faire adopter le budget s’inscrivaient apparemment dans le cadre d’une tentative visant à assurer la stabilité du gouvernement et à faire en sorte qu’il atteigne la fin de son mandat complet, qui s’achèvera l’an prochain.

Selon un reportage télévisé de Hadashot le mois dernier, Kahlon a l’intention de rester ministre des Finances pour la durée du mandat et avait décidé qu’il ne démissionnerait pas si, comme cela s’avère être le cas maintenant, la police recommandait que Netanyahu soit inculpé dans deux affaires de corruption.

M. Netanyahu a rejeté la recommandation de la police de l’inculper pour corruption, fraude et abus de confiance comme étant « non fondée » et « scandaleuse », affirmant son innocence et disant qu’il continuerait de diriger Israël pendant les années à venir.

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