La marche des Drapeaux aura lieu le 15 juin, si la police approuve l’itinéraire
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La marche des Drapeaux aura lieu le 15 juin, si la police approuve l’itinéraire

"Dans un format qui doit convenir à la police et aux organisateurs de la marche," lit-on dans un communiqué du bureau du Premier ministre

De jeunes Juifs dansent avec des drapeaux israéliens aux abords de la Vieille Ville de Jérusalem, le 10 mai 2021. (Crédit : Nati Shohat/Flash90)
De jeunes Juifs dansent avec des drapeaux israéliens aux abords de la Vieille Ville de Jérusalem, le 10 mai 2021. (Crédit : Nati Shohat/Flash90)

« La marche se tiendra le mardi 15 juin 2021, dans un format qui doit convenir à la police et aux organisateurs de la marche [des Drapeaux], » lit-on dans un communiqué du bureau du Premier ministre publié mardi soir.

La marche de militants israéliens d’extrême droite qui était prévue jeudi à Jérusalem avait été annulée par les organisateurs, son parcours n’ayant pas été autorisé par la police.

Le parcours de la marche qui devait se dérouler en partie dans les quartiers palestiniens de la Vieille ville n’a pas été autorisé par la police, ce qui avait provoqué son annulation, avait affirmé à l’AFP le porte-parole d’un des mouvements organisateurs de la manifestation.

La proposition de compromis a été présentée par le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le ministre de la Défense Benny Gantz et signée par les ministres.

La marche aurait donc lieu deux jours après que la Knesset aura tenu un vote de confiance pour approuver le nouveau gouvernement, qui écarterait Netanyahu du pouvoir.

Depuis plusieurs jours, les appels s’étaient multipliés, y compris venant de la part du ministre de la Défense israélien Benny Gantz, pour interdire cet évènement susceptible de raviver les tensions.

« Le commandant de la police n’est pas capable de défendre des marcheurs dans les rues de Jérusalem avec des drapeaux d’Israël (…) c’est une capitulation honteuse devant le terrorisme et les menaces du Hamas », avait réagi lundi l’un des organisateurs, Bezalel Smotrich, chef du parti d’extrême droite Sionisme religieux.

« L’annulation de la marche des Drapeaux s’apparente à une reddition face au terrorisme », avait écrit sur Twitter Miki Zohar, député du Likud.

Un responsable israélien qui s’était exprimé sous couvert d’anonymat avait déclaré à la presse israélienne, dans la matinée de samedi, que ce serait la police qui aurait le dernier mot sur la tenue ou non du défilé. « La situation en Israël est revenue à la normale, il n’y a plus de restrictions et les Juifs ont le droit de se rendre sur le mont du Temple », avait estimé l’officiel.

Cette marche annuelle a habituellement lieu au cours de la Journée de Jérusalem – Yom Yeroushalayim, quand l’État juif célèbre la réunification de la ville après la capture, par les soldats de Tsahal, de Jérusalem-Est – y compris de la Vieille Ville et des Lieux saints – pendant la guerre des Six jours en 1967.

La Vieille Ville de Jérusalem, avec le mont du Temple – où se dressaient les temples juifs bibliques et qui accueille aujourd’hui le Dôme du rocher et la mosquée Al-Aqsa – est un site particulièrement sensible dans le cadre du conflit israélo-palestinien.

Le gouvernement de Netanyahu avait accepté de réviser l’itinéraire de la marche, en lui faisant éviter la porte de Damas et le quartier musulman, avant le début de l’événement initialement organisé le 10 mai, cédant aux pressions des États-Unis qui s’étaient inquiétés de ce que le trajet n’entraîne un surcroît de tensions dans la ville, qui connaissait déjà des troubles.

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