La mère d’Ori Ansbacher demande « d’ajouter de la lumière au monde »
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La mère d’Ori Ansbacher demande « d’ajouter de la lumière au monde »

Des veillées ont attiré des centaines de personnes, de Tekoa à Tel Aviv. Selon sa mère, Ori "voulait montrer de la compassion pour les réalités qui lui semblaient dures"

Jacob Magid est le correspondant pour les questions liées aux implantations pour le Times of Israël

  • Naah Ansbacher, la mère d'Ori, jeune fille assassinée, parle aux journalistes aux abords de son habitation de l'implantation de Tekoa, en Cisjordanie, le 9 février 2019 (Capture d'écran/YouTube)
    Naah Ansbacher, la mère d'Ori, jeune fille assassinée, parle aux journalistes aux abords de son habitation de l'implantation de Tekoa, en Cisjordanie, le 9 février 2019 (Capture d'écran/YouTube)
  • Ori Ansbacher (Autorisation)
    Ori Ansbacher (Autorisation)
  • Des Israéliens allument des bougies en mémoire d'Ori Ansbacher, 19 ans, sur la place Sion de Jérusalem, le 9 février 2019 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
    Des Israéliens allument des bougies en mémoire d'Ori Ansbacher, 19 ans, sur la place Sion de Jérusalem, le 9 février 2019 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
  • Des Israéliens allument des bougies en mémoire d'Ori Ansbacher, place Rabin, à Tel Aviv, le 9 février 2019 (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)
    Des Israéliens allument des bougies en mémoire d'Ori Ansbacher, place Rabin, à Tel Aviv, le 9 février 2019 (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)
  • Des Israéliens rassemblés à Hébron contre le meurtre d'Ori Ansbacher, le 9 février 2019 (Autorisation : Elimelech Karzan)
    Des Israéliens rassemblés à Hébron contre le meurtre d'Ori Ansbacher, le 9 février 2019 (Autorisation : Elimelech Karzan)
  • Le politicien de droite Moshe Feiglin s'exprime durant une manifestation organisée suite au meurtre d'Ori Ansbacher, 19 ans, sur la place Rabin à Tel Aviv, le 9 février 2019 (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)
    Le politicien de droite Moshe Feiglin s'exprime durant une manifestation organisée suite au meurtre d'Ori Ansbacher, 19 ans, sur la place Rabin à Tel Aviv, le 9 février 2019 (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)
  • Des Israéliens allument des bougies en mémoire d'Ori Ansbacher, 19 ans, sur la place Sion de Jérusalem, le 9 février 2019 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
    Des Israéliens allument des bougies en mémoire d'Ori Ansbacher, 19 ans, sur la place Sion de Jérusalem, le 9 février 2019 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

La mère d’Ori Ansbacher a appelé samedi la population à faire preuve d’actes de bonté pour « ajouter de la lumière au monde » en mémoire de sa fille, brutalement assassinée à Jérusalem dans la journée de jeudi.

Naah Ansbacher s’est adressée aux journalistes aux abords de son habitation située dans l’implantation de Tekoa, en Cisjordanie, dans sa première déclaration publique depuis l’arrestation du Palestinien soupçonné du meurtre de sa fille de 19 ans.

Au même moment, des rassemblements à la mémoire de la victime ont eu lieu à Tekoa, Jérusalem, Tel Aviv et Hébron, dans la soirée de samedi, cet assassinat ayant produit une onde de choc dans tout le pays.

Le corps sans vie d’Ansbacher, originaire de l’implantation de Tekoa, en Cisjordanie, dans le sud de Jérusalem, avait été retrouvé dans les bois d’Ein Yael jeudi dans la soirée. La police a précisé que la dépouille présentait des « traces de violences ». La jeune femme avait disparu dans la matinée.

Des Israéliens allument des bougies en mémoire d’Ori Ansbacher, 19 ans, sur la place Sion de Jérusalem, le 9 février 2019 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

« Je demande à ceux qui nous écoutent, dont le cœur est touché par nos paroles, de faire une petite chose pour ajouter de la lumière au monde – un acte de bonté. Peut-être alors, pourrons-nous préserver l’âme d’Ori et peut-être alors, obtiendrons-nous un semblant de réconfort en ajoutant de la lumière au monde », a déclaré Naah Ansbacher, en référence au nom de sa fille – Ori signifiant « lumière » en hébreu.

« Il est important pour nous que le monde sache qui était Ori », a-t-elle dit. « Ori était une enfant de lumière – inondant le monde d’une grande lumière. Elle savait apaiser les cœurs blessés partout où elle allait : avec ses amies, ces filles et ces garçons avec lesquels elle travaillait dans le cadre de son service national bénévole, et même avec ceux qu’elle ne connaissait pas ».

Ori Ansbacher (Autorisation)

« Parfois, quand je discutais avec elle, je n’avais pas le sentiment d’une conversation entre une mère et sa fille – mais celui qu’elle était ma professeure », a ajouté Naah Ansbacher. « Récemment, elle me parlait beaucoup de compassion – me disait qu’elle voulait se montrer compatissante envers les réalités qui étaient dures pour elle, envers ceux qui étaient durs envers elle ».

Naah Ansbacher a expliqué que sa fille était une poétesse dont les œuvres avaient « su exprimer qui elle était dans ce monde ».

« Ori nous a appris à nous émerveiller devant l’aube, le crépuscule, les floraisons, le soleil, la pluie, le monde », a-t-elle poursuivi.

A Jérusalem, les Israéliens, en deuil, se sont rassemblés sur la place Sion, au centre de la ville, pour allumer des bougies et chanter des chansons en sa mémoire.

Place Rabin, à Tel Aviv, plusieurs centaines de personnes – dont des politiciens d’extrême-droite – se sont retrouvés pour manifester leur colère. Certaines brandissaient des pancartes : « le sang Juif n’est pas sans valeur ».

Le politicien de droite Moshe Feiglin s’exprime durant une manifestation organisée suite au meurtre d’Ori Ansbacher, 19 ans, sur la place Rabin à Tel Aviv, le 9 février 2019 (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

A Tekoa, une implantation du sud-est de Jérusalem où vit une communauté d’environ 3 000 personnes, plusieurs douzaines de résidents se sont rassemblés à un rond-point central pour une veillée à la mémoire d’Ansbacher.

Et à Hébron, des dizaines de manifestants ont scandé « nous ne resterons pas silencieux » aux abords de la maison d’Arafat Irfaiya, 29 ans, le principal suspect du meurtre, arrêté vendredi.

Des Israéliens rassemblés à Hébron contre le meurtre d’Ori Ansbacher, le 9 février 2019 (Autorisation : Elimelech Karzan)

Citant le récit livré par le suspect pendant son interrogatoire, la police et le Shin Bet ont indiqué, dans un communiqué émis samedi dans la soirée, qu’Irfaiya avait quitté son domicile de Hébron, jeudi, armé d’un couteau et qu’il s’était rendu à Jérusalem où il avait remarqué Ansbacher dans les bois, l’attaquant mortellement.

Le mobile du meurtre fait encore l’objet d’une enquête, a indiqué le Shin Bet. Les spéculations sur le caractère « nationaliste » de l’attaque – un terme généralement utilisé pour qualifier le terrorisme palestinien – sont toutefois nombreuses.

Irfaiya ne connaissait pas Ansbacher, selon le Shin Bet.

Ynet a fait savoir qu’Irfaiya était affilié au groupe terroriste du Hamas.

« L’interrogatoire du suspect est en cours et se concentre, en particulier, sur les mobiles du meurtre », a noté un communiqué du Shin Bet.

Irfayia avait été emprisonné dans  l’Etat juif par le passé pour être entré illégalement en Israël et pour possession d’un couteau, a noté la Treizième chaîne.

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