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La pollution atmosphérique industrielle a coûté à Israël 12,5 MDS de shekels en 2021

Tamar Zandberg s'est réjouie de la tendance générale à la baisse des émissions de 575 usines, bien que les substances cancérigènes présumées aient augmenté de 1,5 %

Vue de la tour de refroidissement d'eau de la raffinerie de pétrole de Haïfa, à Haïfa, le 31 juillet 2022. (Crédit : Shir Torem/Flash90)
Vue de la tour de refroidissement d'eau de la raffinerie de pétrole de Haïfa, à Haïfa, le 31 juillet 2022. (Crédit : Shir Torem/Flash90)

La pollution de centaines des plus grandes usines d’Israël a coûté au pays 12,5 milliards de shekels l’année dernière à la santé publique et à l’environnement, selon le dernier rapport annuel sur les émissions de gaz polluants et du dérèglement climatique publié jeudi par le ministère de l’Environnement.

Dans son dixième rapport annuel sur les émissions de 575 usines, le rapport indique que 7,7 milliards de shekels proviennent des émissions de gaz à effet de serre, soit une réduction de 9 % par rapport aux coûts enregistrés en 2020, a précisé le ministère.

La plupart des gaz à effet de serre émis en Israël sont le dioxyde de carbone, qui s’élève à 77 % ,et le méthane, à 12 %.

Le rapport est le troisième à évaluer les coûts externes, ou indirects, de ces émissions selon les critères fixés par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Ces coûts comprennent, par exemple, le traitement hospitalier des personnes atteintes de maladies liées à la pollution.

Les conclusions du rapport se fondent sur les données communiquées par les grandes entreprises elles-mêmes dans les domaines de l’énergie, des produits chimiques, des métaux, de l’alimentation et des boissons, du traitement des déchets et des eaux usées et de l’élevage intensif.

La ministre de l’Environnement Tamar Zandberg assistant à une réunion de la commission des finances, à la Knesset à Jérusalem, le 15 novembre 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

La ministre de l’Environnement, Tamar Zandberg, a déclaré qu’il s’agissait des « informations les plus récentes » dont disposait le ministère.

Vingt de ces usines ont représenté 85 % de la pollution, la centrale électrique Orot Rabin à Hadera étant le site le plus polluant de tous, coûtant à l’État 3,1 milliards de shekels de dommages, dont 1,43 milliard de shekels du aux gaz à effet de serre. Vient ensuite la centrale électrique de Rottenberg à Ashkelon, dont le coût s’élève à 1,56 milliard de shekels, dont 1,23 milliard de shekels pour les gaz à effet de serre. Les sites de la compagnie israélienne de l’électricité ont pris trois autres places dans le top six, l’autre étant la cimenterie Nesher, à Gezer.

Les données ont montré qu’en 2021, il y a eu une réduction de 19 % des émissions d’oxydes d’azote, tandis que les émissions d’oxydes de soufre ont diminué de 10 % et les émissions de gaz à effet de serre de 3 %.

Ces changements sont dus à une réduction de l’utilisation du charbon pour produire de l’électricité et à une augmentation de l’utilisation des sources d’énergie renouvelables, a indiqué le ministère.

Les émissions de composés organiques volatiles à l’exclusion du méthane (NMVOC) ont diminué de 3 %, principalement en raison de la fermeture de l’usine pétrolière d’Oil Industries, dans la baie de Haïfa.

Cependant, les émissions de substances suspectées et connues pour être cancérigènes ont augmenté de 1,5 %, principalement en raison de la pollution provenant de l’usine Rotem Amfert, appartenant à Israel Chemicals Ltd. dans le sud d’Israël, qui produit des engrais ; d’Adama Agan, qui produit également des composés agricoles ; de Hakurnas Lead Works ; de l’usine Yehuda Steels ; et de la centrale électrique de Gezer.

Zandberg a déclaré que les données montraient « une tendance continue de réduction considérable des polluants » ainsi qu’une réduction des coûts engendrés par l’émission de substances polluantes dans l’air.

« Mais il reste encore beaucoup de travail à faire pour réduire la pollution atmosphérique en Israël, notamment en ce qui concerne l’industrie et les incendies illégaux », a déclaré Zandberg.

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