La Startup Nation perd 4 places dans le classement mondial pour le numérique
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La Startup Nation perd 4 places dans le classement mondial pour le numérique

Classé 16e mondial, Israël affiche une baisse en connaissances, en technologie et dans l'état de préparation pour l'avenir ; les Émirats arabes unis, au 12e rang, gagnent 5 places

Image illustrative d'une course, d'un championnat ou d'une compétition. (Dekdoyjaidee ; iStock by Getty Images)
Image illustrative d'une course, d'un championnat ou d'une compétition. (Dekdoyjaidee ; iStock by Getty Images)

Israël a chuté de quatre places, tombant au 16e rang, dans le classement mondial 2019 de l’état de préparation au numérique, principalement en raison d’une baisse de l’agilité des entreprises et des indicateurs de l’e-gouvernement [Administration en ligne], données publiées par le groupe de réflexion suisse IMD.

Toutefois, Israël, surnommé la « Startup Nation », a continué d’être un acteur régional clé de la compétitivité numérique, occupant la première place dans des domaines tels que le développement des talents, la formation et l’éducation, et l’intensité de R&D, selon le classement mondial IMD 2019 sur la compétitivité numérique.

Les États-Unis conservent la première place du classement de la compétitivité numérique en 2019, les cinq premiers pays de l’indice étant inchangés par rapport à l’année dernière : États-Unis, Singapour, Suède, Danemark et Suisse.

Ce classement, établi par le IMD World Competitiveness Center, qui en est à sa troisième année d’existence, mesure la capacité et l’état de préparation de 63 économies nationales à adopter et à explorer les technologies numériques en tant que moteur clé de la transformation économique des entreprises, des gouvernements et de la société dans son ensemble.

La technologie influe non seulement sur les performances des entreprises, mais aussi sur le fonctionnement des pays et leur préparation à l’avenir. Les gouvernements du monde entier investissent massivement dans leur économie numérique pour améliorer la création de valeur et la prospérité, a déclaré l’IMD dans un communiqué publié avec ces données.

Pour évaluer l’état de préparation d’une économie nationale au numérique, le classement examine trois facteurs : les connaissances (la capacité de comprendre et d’apprendre de nouvelles technologies), la technologie (la compétence de développer de nouvelles innovations numériques) et l’état de préparation pour le futur (l’aptitude à se tenir à jour).

Sur les 63 pays répertoriés, Israël a enregistré une baisse de son classement dans les trois domaines par rapport à l’année dernière : de la 12e à la 16e place pour les connaissances, de la 2e à la 8e place pour la technologie et de la 7e à la 19e place pour la préparation pour le futur.

Au Moyen-Orient, les Émirats arabes unis – avec Israël, une plaque tournante numérique régionale clé – ont grimpé de cinq places au 12e rang mondial grâce à l’amélioration de la disponibilité des capitaux et à une réglementation favorable au développement technologique.

L’Arabie saoudite s’est hissée au 39e rang mondial, de la 42e place en 2018, en raison de la perception de plus en plus positive du monde des affaires dans des domaines tels que le soutien réglementaire à l’adoption des technologies et la disponibilité de capitaux pour les investissements, selon le communiqué. En revanche, les indicateurs d’intensité de R&D et d’e-gouvernement ont connu une baisse.

Dans le top 10, les Pays-Bas, Hong Kong et la République de Corée ont grimpé (respectivement aux 6e, 8e et 10e rangs), tandis que la Norvège a chuté au 9e rang et que le Canada est passé du 8e au 11e rang.

« Au milieu de l’incertitude et d’une situation mondiale fluctuante, il semble que les entreprises et les sociétés qui sont souples soient en forte corrélation avec le classement IMD World Digital Competitiveness. La connaissance reste également d’une importance capitale pour la performance numérique des différentes économies », a déclaré le professeur Arturo Bris, directeur du IMD World Competitiveness Center.

Plusieurs économies asiatiques ont progressé de manière significative dans le classement numérique par rapport à 2018. Hong Kong et la République de Corée se sont classées parmi les dix premiers, tandis que Taïwan et la Chine ont grimpé aux 13e et 22e rangs, respectivement. Tous ces pays « ont connu des progrès marqués dans leur infrastructure technologique et l’agilité de leurs entreprises », selon le communiqué.

Plus bas dans le classement, l’Inde et l’Indonésie ont grimpé respectivement de quatre et six places, soutenues par des résultats positifs en matière de talent, de formation et d’éducation ainsi que par le renforcement de l’infrastructure technologique.

En Amérique latine, le Mexique et la Colombie ont été les seuls pays à progresser dans le classement cette année. « Le manque de ressources pour soutenir le talent et le développement technologique empêche la plupart des pays de la région d’améliorer la production de connaissances et de tirer le meilleur parti de la transformation numérique », indique le rapport.

Le classement est établi chaque année depuis 1989 par l’IMD World Competitiveness Center, un institut universitaire basé en Suisse.

En mai, Israël a glissé de trois points au classement de l’IMD World Competitiveness Rankings pour 2019, au 24e rang, en raison d’une performance négative pour différents indicateurs d’efficience gouvernementale, tels que le déficit budgétaire.

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