La terroriste ‘aux ciseaux’ condamnée à 13 ans de prison
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La terroriste ‘aux ciseaux’ condamnée à 13 ans de prison

L’ado palestinienne avait mené une attaque avec sa cousine, où un Arabe qui a été pris pour un Juif a été poignardé, en 2015 à Jérusalem

Une Palestinienne de 16 ans, inculpée de deux tentatives de meurtres pour une attaque au couteau du 23 novembre dans la capitale, devant la cour du district de Jérusalem le 11 décembre 2015. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Une Palestinienne de 16 ans, inculpée de deux tentatives de meurtres pour une attaque au couteau du 23 novembre dans la capitale, devant la cour du district de Jérusalem le 11 décembre 2015. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Une jeune Palestinienne de 17 ans a été condamnée à 13 ans de prison mercredi, exactement un an après avoir tenté de poignarder des passants avec des ciseaux dans une rue de Jérusalem.

L’adolescente a été reconnue coupable d’une tentative de meurtre au lieu de deux, dans le cadre d’un accord avec le parquet, ainsi que de possession illégale d’un couteau. Elle a également été condamnée à dix-huit mois de prison avec sursis, valable trois ans après sa libération.

De plus, la jeune fille a été condamnée à verser 30 000 shekels avant le 1er mai au Palestinien âgé, qu’elle a confondu avec un juif et qui a été poignardé par sa cousine de 14 ans qui était sa complice.

L’adolescente de 14 ans a été abattue pendant l’attaque.

C’est la jeune fille de 14 ans qui a eu l’idée d’assassiner un juif pour venger la mort de son frère en novembre 2013, a précisé le tribunal.

Son frère, alors âgé de 24 ans, est mort après avoir été touché dans le cou par un tir d’un soldat de l’armée lors d’une manifestation au poste de contrôle de Qalandiya.

Un jour après avoir eu l’idée, la jeune fille de 14 ans est arrivée chez sa cousine et lui a demandé de prendre avec elle sa carte d’identité. La jeune fille a indiqué qu’elle était restée avec sa cousine « jusqu’à la mort », selon la décision du tribunal.

Les deux jeunes filles sont parties de la maison avec leurs sacs d’école, afin de ne pas attirer l’attention, ont pris le bus de Kafr Aqab, dans le nord de Jérusalem, au centre-ville, et sont allés prier à la mosquée Al Aqsa dans la Vieille Ville, le troisième sanctuaire le plus saint de l’islam.

Elles ont ensuite acheté deux paires de ciseaux « après s’être renseignées auprès du vendeur que [les ciseaux] étaient assez solides pour blesser » quelqu’un.

À la porte de Damas de la Vieille Ville, les deux adolescentes sont montées dans un autre autobus, sont descendues près des bâtiments de la municipalité de Jérusalem, et ont commencé à marcher le long du la rue de Jaffa, à la recherche d’une victime.

Près du marché de légumes de Mahane Yehuda, la jeune fille de 14 ans s’est approchée d’un homme arabe qui somnolait sur un banc et l’a poignardé dans le dos et derrière la tête avec ses ciseaux, avec l’intention de le tuer. Blessé, il s’est levé et s’est enfui, et les deux filles ont continué à agiter leurs ciseaux, devant une caméra de sécurité.

Un gardien de sécurité de la succursale du ministère de la Santé a couru vers les filles tandis qu’un homme armé s’est approché de la terroriste la plus âgée et l’a frappée avec une chaise, la projetant au sol.

L’homme armé a alors tiré sur la jeune fille alors qu’elle essayait de le poignarder. Un policier passant par là lui a aussi tiré dessus, et elle est morte sur les lieux de l’attaque.

Le gardien, qui a été blessé au bras pendant la fusillade, a été emmené à l’hôpital avec le Palestinien âgé qui a été poignardé au dos.

La cour a appris que la fille âgée faisait partie d’une famille de huit enfants vivant dans un logement loué dans le village de Kafr Aqab, qu’elle était une bonne élève et qu’elle n’avait pas de problèmes disciplinaires ou de comportement.

La fille elle-même a exprimé des remords pour ce qu’elle avait fait et a affirmé qu’elle avait été entraînée par sa cousine plus jeune.

Le parquet a exigé une peine d’emprisonnement de 15 ans, alors que la défense n’a demandé que six ans pour que la jeune fille puisse encore réintégrer la société.

Les services psychologiques ont mis en garde contre une longue condamnation au motif que l’exposition à des criminels et aux idéologies extrêmes risquait de lui nuire.

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