L’ADL accuse Jewish Voice for Peace de “radicalisme anti-israélien”
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L’ADL accuse Jewish Voice for Peace de “radicalisme anti-israélien”

L’association de surveillance de l’antisémitisme affirme que le groupe pro-BDS harcèle les groupes LGBT, empêche le dialogue et célèbre le terrorisme palestinien

Manifestation des membres de Jewish Voice for Peace, à Chicago, le 24 mars 2017. (Crédit : Inbal Palombo)
Manifestation des membres de Jewish Voice for Peace, à Chicago, le 24 mars 2017. (Crédit : Inbal Palombo)

La Ligue anti-diffamation (ADL) a accusé mercredi Jewish Voice for Peace (JVP) de chercher à nuire au soutien à Israël parmi les Juifs américains, affirmant que le groupe pro-BDS a adopté des « positions de plus en plus radicales » et utilise des « tactiques douteuses » pour promouvoir ses objectifs.

Dans un communiqué, l’ADL a déclaré que JVP se livrait « au harcèlement des groupes LGBT », en citant comme exemple l’infiltration de l’organisation dans le groupe pro-Israël Jewish Queer Youth lors du défilé Celebrate Israel à New York et son soutien à l’interdiction empêchant trois femmes juives de participer à la Chicago Dyke March car elles portaient des drapeaux de la fierté juive.

L’ADL a également critiqué JVP car elle « ferme le dialogue », en affirmant que les membres du groupe criaient sur leurs interlocuteurs s’ils estiment qu’ils sont trop pro-israéliens, plutôt que de s’engager dans un débat.

JVP a également été critiqué par l’ADL pour ses éloges continus des terroristes palestiniens condamnés, dont sa décision d’accueillir Rasmea Odeh – qui a été condamnée par Israël pour avoir participé à un attentat à Jérusalem en 1969 qui a tué deux personnes et en a blessés neuf autres lors d’un événement en avril, et pour une publicité publiée dans le journal The Forward qui salue le terroriste palestinien emprisonné et chef politique Marwan Barghouthi, qui ne mentionne pas son implication dans le meurtre d’Israéliens.

Rasmea Odeh lors d'un événement pour la Journée internationale de la femme en 2016 à Chicago (Crédit : YouTube via JTA)
Rasmea Odeh lors d’un événement pour la Journée internationale de la femme en 2016 à Chicago (Crédit : YouTube via JTA)

L’ADL a également déclaré que JVP cherchait à compromettre la coopération en matière de sécurité entre les États-Unis et Israël dans le cadre de son programme « Échanges mortels », qui reproche à la « police militaire israélienne et américaine de procéder à des exécutions extrajudiciaires, d’avoir une politique de tirer en cherchant à tuer, d’abus policiers, de profilage racial, d’espionnage et de surveillance massive, d’expulsion et de détention, et qui mène des attaques contre les défenseurs des droits de l’homme. »

L’ADL a également attiré l’attention sur une vidéo récemment publiée par JVP, accusant des associations juives pro-israéliennes aux États-Unis d’alimenter le racisme et la brutalité policière en raison de leur soutien aux programmes d’échange de sécurité israélo-américains.

L’ADL a déclaré que, même s’il est légitime de critiquer Israël, JVP « utilise un langage pour décrire les organisations juives américaines qui se rapproche dangereusement des vieilles rhétoriques antisémites » en fournissant un « vernis de légitimité au mouvement BDS » en jouant sur son statut de groupe juif.

Alors que JVP n’a pas encore publié de réponse au communiqué de l’ADL, il avait précédemment déclaré qu’il n’était pas un groupe anti-Israël en réponse aux communiqués de l’ADL.

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