L’ancien maire de Nazareth Illit est sorti de prison
Rechercher

L’ancien maire de Nazareth Illit est sorti de prison

Shimon Gapso a fini de purger sa peine de 6 mois de prison pour corruption ; il lui est interdit de revenir en politique pendant 7 ans

Raoul Wootliff est le correspondant parlementaire du Times of Israël

Shimon Gaspo, à l'époque maire de Nazareth Illit, le 30 octobre 2013 (Crédit : Flash 90)
Shimon Gaspo, à l'époque maire de Nazareth Illit, le 30 octobre 2013 (Crédit : Flash 90)

L’ancien maire de Nazareth Illit a été libéré de prison mardi matin après avoir purgé sa peine de six mois pour corruption, des délits qu’il a commis alors qu’il était à la tête du conseil municipal de la ville située dans le Nord d’Israël.

Shimon Gapso a été reconnu coupable de corruption en 2015 pour avoir essayé de forcer un conseiller à démissionner de son poste municipal en menaçant de tirer sur sa femme. Le juge du tribunal de première instance de Haifa avait statué que le fait de faire dépendre l’emploi à la démission du conseiller municipal constituait une forme de corruption.

Il avait initialement été condamné à un service communautaire de six mois et une amende de 20 000 shekels.

En mars, la Cour suprême a non seulement rejeté l’appel de Gapso mais a aussi accepté une demande du ministère public qui avait requis une peine de prison contre lui et qu’il soit déclaré coupable de turpitude morale. En vertu de la loi israélienne une condamnation qui est composée de l’élément de turpitude morale déclenche une interdiction empêchant d’occuper un poste dans la fonction publique pendant sept ans.

Le maire de Nazareth Illit, Shimon Gapso, devant la cour en 2010. (Crédit : Gideon Markowicz/Flash90)
Le maire de Nazareth Illit, Shimon Gapso, devant la cour en 2010. (Crédit : Gideon Markowicz/Flash90)

Sa peine a été réduite à trois mois et demi pour bonne conduite.

Elu pour la première fois au conseil municipal de Nazareth Illit en 2002, la carrière politique de Gapso a été entachée par les soupçons de corruption. Il a été démis de ses fonctions par ordonnance du tribunal en mars 2014, après avoir été réélu en septembre 2013, mais il a été arrêté un mois après les élections car il avait été accusé d’avoir accepté des pots-de-vin, d’abus de confiance, de blanchiment d’argent, de violation de la vie privée et d’avoir accédé illégalement à un ordinateur.

A l’époque la police avait affirmé que Gapso avait accepté un pot-de-vin d’un homme d’affaires local pour qu’une salle de fêtes reste ouverte même si elle n’avait pas les permis requis. Il aurait, toujours selon la police, posté des renseignements personnels sur des personnes et aurait utilisé des ordinateurs d’autres responsables de la ville pour connaître les détails personnels sur eux.

Le maire avait déjà été démis de ses fonctions auparavant par la Haute Cour de justice, un mois avant sa réélection en 2013, en raison des enquêtes en cours pour corruption.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...