L’Angola rejoint l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques
Rechercher

L’Angola rejoint l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques

Seuls quatre pays n'ont pas encore ratifié cette convention : l'Egypte, Israël, la Corée du Nord et le Soudan du sud

Une manifestation contre l'utilisation des armes chimiques à Munster, au Nord de l'Allemagne (Crédit : AFP PHOTO/ Phillip Guelland)
Une manifestation contre l'utilisation des armes chimiques à Munster, au Nord de l'Allemagne (Crédit : AFP PHOTO/ Phillip Guelland)

L’Angola a rejoint vendredi l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), réduisant à quatre le nombre de pays, dont la Corée du Nord et Israël, n’ayant pas encore ratifié la Convention ad hoc, a annoncé vendredi cet organisme basé à La Haye.

« L’Angola a déposé son dossier d’adhésion le 16 septembre et la Convention est entrée en vigueur le 16 octobre », a indiqué l’OIAC dans un communiqué, précisant que ce pays africain est le 192ème à rejoindre l’organisation.

L’OIAC, lauréate du prix Nobel de la Paix en 2013, s’est réjouie de l’adhésion et son directeur Ahmet Uzumcu a dit « espérer que cela encourage les pays qui restent en dehors de l’organisation à rejoindre le consensus mondial contre les armes chimiques ».

Après l’adhésion de l’Angola, seuls quatre pays n’ont pas encore ratifié cette convention: l’Egypte, Israël, la Corée du Nord et le Soudan du sud.

L’Angola doit désormais déposer dans les 60 jours une « déclaration » spécifiant si elle possède des armes chimiques.

Les Etats membres de l’OIAC s’engagent notamment à ne pas fabriquer, stocker ou utiliser d’armes chimiques, et peuvent faire l’objet d’inspections de sites douteux avec un rapide préavis.

L’OIAC supervise par exemple depuis 2013 le désarmement chimique de la Syrie. Damas avait rejoint l’organisation en vertu d’un accord conclu avec les Etats-Unis et la Russie suite à une attaque à l’arme chimique près de Damas en août 2013.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...