Lapid exhorte les partisans du gouvernement à se joindre à la grève générale
Yoav Kisch a critiqué les propos du chef de l'opposition sur la grève du 17 août, organisée par le Conseil d'octobre, un groupe représentant les familles des victimes du 7 octobre

Le chef de l’opposition Yaïr Lapid a exhorté mardi les partisans du gouvernement à se joindre à la grève générale prévue dimanche en solidarité avec les familles des otages, des soldats tués et des victimes du pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023.
« Vous pouvez simplement vous arrêter pendant une journée et dire que c’est terrible, que c’est triste, que vous ne détournez pas le regard et que vous ne dites pas aux personnes dont la vie a été détruite de ‘se taire’ », a déclaré Lapid.
« Faites grève parce que les familles l’ont demandé, et c’est une raison suffisante. Faites grève parce que personne n’a le monopole des émotions, de la responsabilité partagée, des valeurs juives », a-t-il ajouté, soulignant les 676 jours de deuil endurés par de nombreuses familles.
« Faites grève pour qu’au moins pendant une journée, il soit clair que nous avons encore quelque chose de bon en commun. Être Israélien, c’est avant tout avoir un cœur. »
Le ministre de l’Éducation Yoav Kisch a fustigé Lapid suite à ses déclarations.
Dans un message publié sur le réseau social X, il a écrit que le chef de l’opposition devrait « cesser de servir le Hamas ».
Kisch a qualifié l’appel de Lapid à faire grève de « cadeau à l’ennemi, pas aux otages ».
« Le Hamas a pris la décision de ne pas libérer les otages, et la pression que vous exercez nuit à Israël, pas à notre ennemi meurtrier. »
« Si vous vous souciez vraiment des otages, alors canalisez vos énergies pour exercer une forte pression internationale sur le Hamas et les médiateurs », a ajouté Kisch.
La grève, prévue pour le 17 août, est organisée par le Conseil d’octobre, un groupe représentant les familles touchées par l’assaut barbare et sanglant du Hamas.
Ils s’opposent à la poursuite de la guerre et au projet du gouvernement de prendre le contrôle militaire de Gaza-City, car ils estiment que cela pourrait mettre en danger les otages toujours détenus à Gaza et entraîner de nouvelles pertes parmi les soldats de Tsahal.







